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Le Temple d'Ézéchiel

Ézéchiel XL–XLVIII

Avant-propos

p. 5 La première partie du T. III de nos Leçons sur la Parole de Dieu contient l'analyse de la connexion étroite qui existe entre les Chronologies des Peuples de l'Antiquité (Égyptiens, Chaldéens, Hindoux, Chinois) et le système absolu et scientifiquement ordonné des nombres de la Chronologie littérale de la Bible, et des mesures de la Grande Pyramide. La seconde partie de ce T. III (ainsi que cela est spécifié dans la Préface du volume, T. III, 1re partie) doit concerner l'étude générale de la Prophétie, et synthétiser tout l'ensemble du sujet.

Un des principaux éléments qui, dans cette matière, sollicitent l'attention, est la question du Temple d'Ézéchiel. En présence de l'intérêt — ou de l'hostilité, qui, au fond, est encore de l'intérêt — suscités dans divers milieux par la publication de nos idées, il a paru convenable à des amis autorisés et à nous-même de faire connaître l'analyse de cette question sans attendre la publication dans son entier du volume dont elle doit p. 6 faire partie [1] ; et cela pour deux raisons principales, savoir :

1° Le fait qu'il s'agit de l'un des objets les plus difficiles de l'étude des Écritures, et qui, jusqu'ici, n'a reçu aucune élucidation satisfaisante ; c'est à dire, ayant la force démonstrative d'une déduction proprement scientifique. Offrir, pour la première fois, une solution de cet ordre, est donc rendre un signalé service aux vrais étudiants de la Bible.

2° Le fait que, par sa nature, cette solution constitue le plus éclatant des témoignages confirmatifs du bien fondé et de la rigueur des déductions et résultats de tout notre ensemble d'idées antérieur.

En effet, nous avions en 1893 signalé le fait de la Concordance mathématique qui existe entre la Loi historique de Brück, la Chronologie littérale de la Bible et l'Echelle chronologique du diagramme des passages de la Grande Pyramide.

Or nous découvrons ici que le Temple d'Ézéchiel, si minutieusement décrit et mesuré par le docup. 7ment sacré, est un Quatrième Témoin de la même immense vérité que ce concours déjà consacrait ; qu'il constitue un monument mathématique en connexion intime par sa distribution constructive avec la Pyramide ; et que ses cercles mesurent, en les rendant en quelque sorte visibles à l'œil, les Périodes prophétiques et historiques de Daniel et de Brück.

Si d'ailleurs la force démonstrative de la preuve apportée par l'accord des Trois premiers Témoins, résidait dans leur absolue indépendance, ce caractère ou condition d'indépendance absolue se présente également, comme nous allons le faire voir, pour le quatrième.

La donnée nécessaire à l'investigation que le présent travail constitue, était la restitution préalable, matérielle et telle quelle (indépendante, par exemple, de la valeur particulière, scientifique ou non, de l'unité de mesure) qu'aurait obtenue, en suivant le texte d'Ézéchiel, un homme du métier, guidé, comme d'instinct, par son sens architectural ; et ce travail, ainsi conditionné, avait effectivement été accompli, et de façon magistrale, dès 1888-1892 par M. H. Sulley ; il l'a produit dans son magnifique ouvrage, The Temple of Ezekiel's Prophecy. (Ist. Edit. 1888 ; 2d 1892.) (Nous-même n'avons d'ailleurs connu cet ouvrage qu'entre 1900 et 1907, après la publication de la Mathématique p. 8 de l'Histoire.) Or à cette époque nos propres travaux n'existaient pas encore ; l'auteur ignorait tout, et de Brück et de sa Loi de l'Histoire, et de la Chronologie littérale de la Bible, laquelle non plus n'existait pas. Bien plus, et en ce qui concerne la Grande Pyramide, il était plutôt hostile aux vues de P. Smyth, et à la théorie scientifique de ce Monument et de son symbolisme biblique ; à l'idée du British-Israël ; etc.

Le résultat de son long et persévérant labeur constitue donc bien, en fait, par la merveilleuse signification qu'ensuite on y découvre, un nouveau témoignage, entièrement indépendant, de la grande vérité que les témoignages précédents déjà s'accordaient à établir.

En compulsant le document qu'on va lire ; enseveli depuis plus de vingt-et-un ans dans notre manuscrit, et qu'aujourd'hui nous sommes amené à faire connaître, on le voit, en résumé, apparaître comme un trait de lumière magnifique, — affirmateur a priori de toutes les déductions qui, ultérieurement, au cours d'un long espace de temps, sont venues, en le prolongeant, mûrir le sujet.

Il reste à envisager l'ensemble de celui-ci dans sa portée didactique.

Il s'agit essentiellement dans cet Opuscule de p. 9 preuves de nombre ; mais celles-ci, dans un Plan divin n'auraient aucune raison d'être, si la pensée ne s'élevait, appuyée sur elles, vers un but auguste et suprême dont elles sont destinées à assurer dans nos esprits la certitude ; et qui n'est rien moins, portant les espérances vivifiantes et consolatrices de la Résurrection et de la Vie éternelle, que l'Affirmation définitive de l'Inspiration plénière et littérale des Écritures, et de l'absolue vérité du Christianisme orthodoxe.

C'est donc vers cet objet supérieur que nous convions le lecteur qui prendra la peine de suivre, avec l'attention qu'elle mérite, la preuve démonstrative nouvelle qu'ici nous apportons ; et, à cet égard, quelques remarques subsidiaires ne sont pas inutiles, qui termineront ces lignes.

Une première sera cet avertissement même, répandu déjà maintes fois au cours de nos ouvrages, de se garder de chercher en une pareille matière la vaine satisfaction d'une curiosité purement intellectuelle. Mieux vaudrait ne point aborder la matière que d'ainsi s'exposer à en profaner l'objet. Réduite à sa mesure concrète, celle-ci n'est sans doute qu'un enchaînement de déductions mathématiques ; mais ces déductions, redisons-le, constituent la démonstration des plus hautes vérités spirituelles. Appropriées à notre nature finie, et adaptées aux besoins intellectuels de notre temps, p. 10 elles ne sont pas, prises en elles-mêmes, un but, mais seulement des moyens.

Une seconde observation doit porter sur la connaissance du milieu où se trouve engagé à notre époque, quant à l'essence du sujet, c'est à dire s'il y envisage le plan divin du Gouvernement de Dieu et de la Révélation, quiconque entreprend d'une manière indépendante la recherche de la Vérité. Il faut, pour définir ce milieu, adopter un point de vue purement objectif, et fondé sur l'unique Autorité de l'Écriture. Notre définition s'applique aujourd'hui en général à l'état social, intellectuel et spirituel de tous les milieux du monde civilisé, mais on reconnaîtra en outre qu'elle est particulièrement propre à la situation spéciale des esprits dans notre pays.

Elle se résume en la constatation d'existence de deux groupes ou tendances, où ceux-ci se partagent, et qui, avec une force égale, les sollicitent ; savoir :

A) Le Faux Prophétisme romain, c'est à dire une Perversion de la doctrine chrétienne et une Imposture temporelle et spirituelle, formellement annoncées par l'Écriture comme devant occuper le monde, — de la Première Venue à la Seconde Venue du Christ, — en prétendant y constituer dès maintenant l'établissement du Règne de Dieu ; alors que, tout au contraire, comme le déclare cette p. 11 même Écriture, ce Règne ne se réalisera qu'après la Seconde Venue, et constituera alors le Millenium ;

B) La Science négatrice qui, formant camp opposé, répand dans les esprits et les âmes la notion matérialiste, pratique et courante, qu'il n'existe aucun Gouvernement de Dieu, — ce qui revient à nier Dieu lui-même ; et qui, trahissant les dons merveilleux par lesquels Dieu permet à l'Homme de pénétrer le mystère de la Création, n'en prend texte que pour élever une idole à son orgueil et pour le susciter à la Révolte contre Dieu.

Dans ces deux groupes — et sans parler ici des conducteurs qui, devant Dieu, sont et seront les vrais responsables — existent deux troupeaux :

dans A) le troupeau inconscient de ceux qui « ignorant les profondeurs de Satan » comme parle l'Écriture, suivent aveuglément leurs faux bergers par un besoin instinctif de Religion ;

dans B) le troupeau non-conscient de ces autres, qui, au fond aussi ignorants que les premiers, c'est à dire n'ayant réellement rien examiné par eux-mêmes, suivent semblablement de confiance leurs propres pontifes conducteurs, en obéissant à un besoin instinctif de Négation.

Entre ces deux écueils, et sollicité de part et d'autre par leurs courants, s'observe un espace p. 12 mouvant, où d'autres se débattent, et où on peut dire qu'aujourd'hui, sans l'intervention de quelque direction supérieure, il serait presque impossible à personne de maintenir son équilibre. Or c'est à cause de cela même que, par la Grâce de Dieu, un point d'appui nouveau et une direction, jusqu'ici inconnus, et dont l'état d'esprit du monde n'avait point encore mis en pleine évidence l'impérieuse nécessité, se trouvent maintenant, providentiellement, et à point nommé, offerts. Le point d'appui cherché, c'est la démonstration de la Vérité spirituelle par des preuves externes, et comme telles indépendantes de toutes les opinions.

Il est d'ailleurs digne d'observation que de cette arme nouvelle, et quasi invincible, l'argument, c'est à dire la preuve scientifique, est parfaitement accepté de fait, aujourd'hui, dans les deux groupes antagonistes dont il était question plus haut ; dans l'un, après qu'on l'eût d'abord combattu, parce que cet argument est devenu puissant, et que, puisqu'on veut dominer, il faut bien, pour réussir, lui faire une place ; dans l'autre, parce que la preuve dite scientifique est nominalement le drapeau même du parti ; — mais, des deux côtés, avec la restriction formelle, quoique non avouée, que les résultats obtenus n'y doivent à aucun prix contrecarrer le principe directeur du groupe ; c'est à dire : d'une part les intérêts sans appel d'une Théocratie p. 13 dominatrice ; de l'autre, une irréductible tendance dite scientifique, à la Négation de Dieu et de l'Absolu [2].

La seule voie qui reste, et le seul devoir pratique qui s'impose, à ceux qui, en état d'apprécier l'égale infériorité de ces deux niveaux, sont contraints de s'en écarter, consistent à faire connaître des lumières par lesquelles la bonté de Dieu, en guidant nos esprits, dissipe aujourd'hui nos ténèbres ; à faire des vœux pour que, par la connaissance de plus en plus approfondie de Son Œuvre créatrice, les hommes apprennent de mieux en mieux la réalité de sa Présence et la puissance sans appel de sa Volonté ; — et, dans la vue de ces progrès croissants et régénérateurs, en priant p. 14 ardemment le Maître d'envoyer, luttant contre le courant hostile du Siècle présent et mauvais, plus d'ouvriers dans Sa moisson.

21 juin 1928.
Ch. L.

Ces lignes étaient imprimées quand nous avons appris l'existence d'une troisième et récente édition (1925) du livre de M. Sulley. On y remarque un nouvel Appendice où l'Auteur, en présence de l'événement capital actuel du Retour des Juifs en Palestine sous l'égide des Anglo-Saxons, se rallie à l'idée de l'identification d'Israël et de l'Angleterre.


Le Temple d'Ézéchiel — Partage du pays entre les 12 Tribus

p. 15 Le Temple d'Ezéchiel constitue dans la Bible le troisième terme de l'ensemble des mesures géométriques dont les deux premiers sont le Tabernacle et le Temple de Salomon. Comme le fera découvrir l'examen qui suit, il se trouve aussi en étroite connexion avec la Grande Pyramide, monument désigné par la Bible en Es. 19. 19.

Sa description (Éz. 40-44), dans la dernière partie du Livre d'Ézéchiel, appartient à un ensemble plus général, qui comprend également (45-48) le partage futur de la Palestine entre les 12 Tribus, leurs situations respectives entre elles et par rapport à un espace réservé, destiné à l'emplacement d'une Ville et d'un Temple.

C'est cette distribution géométrique qui doit tout d'abord nous occuper. Elle va nous conduire à quelques-unes des plus irrécusables preuves de la légitimité et de l'exactitude de notre interprétation du système prophétique de l'Écriture et de la Pyramide.

Comme le montre la Figure 1, reproduction des p. 16 données du texte des Chapitres 45-48 d'Ézéchiel, et si l'on marche du Nord au Sud, entre 7 parts superposées en latitude et attribuées à sept des Tribus (48. 1-7), et 5 aux cinq restantes (48. 23-28), existe un Carré (48. 8-10), le Carré consacré, de 25.000 cannes de côté, la Canne ou Perche étant égale à six coudées (40. 5).

Figure 1 — partage de la Palestine entre les 12 Tribus, page 16
Figure 1 (p. 16) — Partage futur de la Palestine entre les 12 Tribus (Dan, Asser, Nephtali, Manassé, Éphraïm, Ruben, Juda au Nord ; Benjamin, Siméon, Issacar, Zabulon, Gad au Sud), avec le Carré consacré (A, B, C, D), Jérusalem, le Temple, les Lévites, la Ville, la Mer Morte, et le parallèle de la Pyramide. agrandir ↗

Ce Carré, en marchant du Nord au Sud, est lui-même divisé en trois parties, savoir : (48. 9-10) un rectangle sacré (45. 1) de 25.000 sur 10.000, ayant au centre le Temple ; un second, également de 25.000 sur 10.000, attribué aux Lévites (48. 13 ; 45. 5) ; un troisième (48. 15 ; 45. 5) de 25.000 sur 5.000, ayant au centre la Ville, carré de 4.500 de côté (48. 15-16-17 ; 45. 6).

Les deux frontières Nord et Sud sont définies, la première (47. 15-16) comme celle du parallèle des Sources du Jourdain et de Damas, sous 33° 1/2 (Lat. Damas = 33° 30′ 31″, Conn. des Temps) ; la seconde (47. 19), comme celle du parallèle de 30° ; c'est le parallèle qui limite au nord la presqu'île du Sinaï où, après 40 ans de tribulation, Israël revient avant d'entrer dans la Terre Promise. Ce parallèle est celui qui partage l'hémisphère en deux parties égales (ce qui explique Es. 19. 24), et c'est aussi, on le sait, à très peu près le parallèle de la Pyramide.

p. 17 La délimitation géographique étant ainsi établie en termes généraux, c'est la mesure du Carré p. 18 consacré, Jérusalem occupant le centre de son premier rectangle (le Rectangle sacré), qui sert à la déterminer ensuite avec plus de précision.

Les périodes 516, 520, 528 ; 515,165 ; et la Pyramide

Le rayon du parallèle de latitude géographique φ étant désigné par x, et a, b, e étant les paramètres de l'ellipsoïde (a = 1/2 grand axe ; b = 1/2 petit axe ; e = excentricité), on a pour la longueur de l'arc de parallèle d'une étendue λ en longitude, à la latitude φ de la région :

(1) σ = xλ = λa cos φ / (1 − e² sin² φ)1/2.

Le rayon de courbure de l'ellipse méridienne est

(2) ρ = a (1 − e²) / (1 − e² sin² φ)3/2 ;

et l'arc de méridien m entre deux latitudes φ et φ' de différence φ − φ' = μ, est, à la latitude de la région :

(3) m = ρ (φ − φ') = ρμ.

1/p étant l'aplatissement du sphéroïde, on a e² = 2/p − 1/p² ; d'où, pour p = 300, e² = 1/150 − 1/(300)². ab / a = 1/p ; d'où a = p/(p − 1) b. On a b = 10.000.000 coudées.

L'arc parallèle de 25.000 cannes = 150.000 coudées, à la latitude de la région, ou φ = 31° 46′ 30″ (Latitude du Temple, St-Sépulcre ; Conn. des Temps) est donc égal, en angle de longitude, à p. 19

λ = 150.000 √(1 − e² sin² φ) / [10.000.000 · p/(p−1) · cos φ] = 1° 0′ 24″.

L'arc méridien de 25.000 cannes est égal, en angle, à

μ = 150.000 (1 − e² sin² φ)3/2 / [10.000.000 · p/(p−1) · (1 − e²)] = 0° 51′ 36″.

Ces deux nombres donnent, pour les coordonnées géographiques du coin N. W. A du Carré réservé, par rapport à Jérusalem (puisque Jérusalem, au centre du rectangle sacré de 25.000 × 10.000, est au Sud du côté septentrional du carré, de 5.000 cannes = 25.000/5 cannes) :

A { Longitude − 30′ 12″ (= − λ/2) ; Latitude + 10′ 19″,2 (= μ/5).

Or, comme il est facile de le vérifier sur la carte, ces nombres repèrent très justement le coin A du carré sur la côte de la Méditerranée [3]. Le point de cette côte de latitude + 10′ 19″ est à p. 20 la longitude − 30′58″ (Carte du Palestine Exploration Fund).

Ce point est situé sur la côte un peu au-dessous de Jaffa, et la remarquable régularité de la côte dans cette région, où elle forme une ligne droite d'azimut nord-est égal à 13°, permet de faire la vérification encore autrement.

On constate, en faisant glisser en latitude un rectangle de 25.000 cannes de largeur et 10.000 de hauteur, le coin nord-ouest restant à la côte, que le centre, qui décrit une ligne droite parallèle à la côte, passe par Jérusalem.

On a en effet (Conn. des Temps) : Jaffa φ₁ = 32° 5′ 14″, λ₁ = 32° 24′ 21″ ; Jérusalem φ₀ = 31° 46′ 30″, λ₀ = 32° 32′ 32″ (Long. de Paris).

On aura donc, xy₁ étant les coordonnées rectangulaires de Jaffa par rapport à des axes Ouest et Nord partant de Jérusalem, et la minute d'arc de grand cercle étant prise pour unité de longueur :

y₁ = φ₁ − φ₀ = 16′ 44″, x₁ = (λ₀ − λ₁) cos φ₀ = 24′ 14″.

La droite passant par Jaffa et ayant l'azimut

p. 21 nord-est α = 13°, a pour équation (par rapport à nos axes rectangulaires)

y − 16' 44" = (24' 14" − x) Cot 13°.

Le centre du rectangle a pour coordonnées

y' = y − 10' 19" , x' = x − 30' 12" cos φ₀ = x − 25' 40" ;

d'où l'on déduit, pour son lieu géométrique, la droite

y' − 6' 25" = − (x' + 1' 26") Cot 13°.

Or, pour y' = 0, cette équation donne x' = + 0° 0' 03", ce qui, dans l'espèce de la question, démontre le fait.

Le côté inférieur CD du carré réservé a pour latitude :

Lat. CD = 31° 46' 50" − 4/5 × 51' 36" = 31° 46' 50" − 206'24"/5 = 31° 46' 50" − 41' 17" = 31° 05' 13".

Il est donc exactement repéré par l'extrémité méridionale de la Mer Morte, dont le point le plus bas a pour latitude φ = 31° 05' 18" (Palest. Explor.), et aussi par la frontière d'Égypte sur la Méditer-

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ranée, à l'embouchure du Torrent d'Égypte. On a en effet Lat. El Arish = 31° 05' 30" (Conn. des Temps) [4].

On observera d'ailleurs que l'extrémité septentrionale de la Mer Morte, par latitude 31° 45' 7", est exactement à hauteur de Jérusalem 31° 46' 30", et en outre, en longitude, à 0° 16' de Jérusalem, c'est à dire au milieu (0° 30' 12")/2 = 0° 15' 06" de la moitié orientale du Carré.

Le coin N.-E. B du Carré a pour longitude Est de Jérusalem + 30' 12". Le côté septentrional AB a pour latitude

Lat. AB = 31° 46' 30" + (51' 36")/5 = 31° 46' 30" + 10' 19" = 31° 56' 49".

Les limites AB et CD du Carré, confrontées avec les limites assignées plus haut par Ézéchiel aux parts occupées au Nord par 7 Tribus, au midi par 5, vont nous conduire maintenant à une constatation des plus importantes et des plus démonstratives : C'est que les étendues qui sont ainsi

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occupées en latitude sont exactement entre elles comme 7 est à 5 ; et cela nous permettra de déterminer la grandeur des parts, prises égales en latitude, ainsi attribuées aux Tribus.

On a en effet

[(Lat. sup. du Pays = 33° ½) − (Lat. sup. du Carré = 31° 56'49")] / 7 = 13' (13'19")
[(Lat. inf. du Carré = 31° 5'13") − (Lat. inf. du Pays = 30°)] / 5 = 13' (13'03")
[(Lat. inf. du Carré = 31° 5'13") − (Lat. inf. du Pays = Lat. Pyram. = 29° 58'51") [5]] / 5 = 13' (13'16").

Nos idées étant ainsi fixées sur le caractère systématique intentionnel des données d'Ézéchiel, il nous reste à en déduire des nombres précis.

Les éléments mathématiques absolus de la question, c'est à dire ceux qui sont indépendants des erreurs d'observation, sont ici les dimensions angulaires du carré réservé de 25.000 cannes, et le parallèle de 30°, ou le « milieu de la Terre » d'Ésaïe 19.

Or le côté méridien du carré est égal à 51' 36" = 51'6 = (1/10) × 516 ; c'est à dire que : en 1/10 ' le côté méridien de 25.000 cannes mesure

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la première période prophétique, celle de 516 ans, ou le temps de Daniel. (Dan. 12.) (Le périmètre du Carré est donc égal à 2 millénaires de 1032 ans de la Vie des Peuples, ou à la plus longue période qui mesure cette vie, comme de la Fondation de Rome à la fin du Bas Empire romain [prise d'Andrinople]).

L'arc compris entre le Carré et le parallèle de 30°, arc qui mesure 5 parts de Tribu, est égal à 31° 5' 13" − 30° 0' 0" = 65' 13". Il donne donc pour une de ces parts

65' 13"/5 = 13' 0 (13' 04) = (1/40) × 520 ;

et l'on voit que : en 1/40 de ', c'est à dire si chaque tribu occupe alors un espace 130, les 12 Tribus occupent un espace de 3 × 520.

La latitude théorique du côté inférieur du Carré est d'après cela 30° 0' 0" + (5 × 520/4)(1'/10) = 31° 5' 0".

Les deux premières périodes prophétiques de 516 et 520 ans se trouvent donc ainsi mesurées dans la géométrie du pays d'Ézéchiel ; et on est naturellement conduit à penser qu'un parallèle

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remarquable mesurera aussi la troisième période, ou la période fondamentale de 528 ans (de Dan. 3). Or, par analogie avec ce qui a lieu pour la période de 520, où on a considéré l'arc (5 × 520/4)(1'/10), l'arc méridien de (5 × 528/4)(1'/10) = 1° 06' 00" conduit, à partir du côté inférieur 31° 5' 0" du Carré, à la latitude

31° 5' 0" − 1° 06' 0" = 29° 59',

laquelle n'est autre que la latitude réelle de la Pyramide [6].

On découvre donc ainsi une raison pour laquelle la Pyramide, au lieu d'être exactement sur le parallèle de 30° est placée à 1' au Midi de ce parallèle caractéristique qui partage l'hémisphère en parties égales. Ici, pas plus que pour les petites déviations azimutales de ce monument vers l'Ouest, dont nous avons découvert antérieurement le sens profond, il ne s'agit d'un état de choses fortuit ; et le fait a la plus extrême portée pour notre

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enseignement, puisqu'il établit déjà d'une manière décisive l'existence d'un lien entre le Temple d'Ézéchiel et la Grande Pyramide.

La part d'une Tribu mesurerait ici en latitude l'arc 52'8/4 = 13'2 = 528'/40. (Le diviseur 40 peut d'ailleurs se présenter alors comme une figuration des 40 ans de tribulation au Désert, si l'on se rappelle les 2640 ans, = 5 × 528, de tribulation, ou les 40 Jours de tribulation de « Smyrne ». [On a 528/40 = ½ × 2640/40.])

L'espace occupé en latitude par les 12 Tribus est alors également, en 1'/10, 3 × 528, et l'espace compris entre les limites Nord et Sud de tout le pays se décompose, du Sud au Nord, en

5 × 13'2 + 51'6 + 7 × 13'2 = 66' + 51'6 + 92'4 = 3 × 70 minutes = 3 ½ degrés ;

ce qui, reproduit, en degrés, les 3 ½ années de la vie missionnaire de Christ.

En résumé, on voit que l'ensemble géométrique présente l'expression théorique suivante :

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Diagramme des latitudes, page 27
Schéma (p. 27) — échelle des latitudes (du Nord 33° 30' au Sud 29° 59'), avec les cotes 7/4·528, 516, 5/4·520, 5/4·528 ; limites Nord et Sud du Pays, côtés Nord et Sud du Carré, parallèle « milieu de la Terre » et Pyramide ; ensemble couvrant 3° ½. agrandir ↗

On remarquera qu'en faisant glisser le système de manière à placer la Pyramide sur le parallèle de 30°, on voit ce système s'étendre de 30 à 33 ½, et reproduire ainsi en nombres absolus, à partir de l'Équateur ou des pieds de l'Homme figuratif, la vie terrestre de Christ ; en indiquant par le parallèle de 30° (milieu de la Terre) que cette vie est le Centre de l'Histoire.

Dans l'ordonnance précédente, la situation de Jérusalem est repérée par la bande de 1' { 31° 47'28 ; 31° 46'28.

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Période physique de 515,165. Les déterminations absolues qui précèdent vont nous conduire à reconnaître que la période physique 515,165 est elle-même exactement mesurée dans la distribution géographique et géométrique d'Ézéchiel.

Nous venons de voir que la période 516 est, en 1'/10, mesurée par le côté du Carré. D'autre part on a le fait remarquable suivant, en rapport direct avec les données bien connues de la Prophétie biblique ; à savoir que

516 − 515,165 = 0,835 = 5 × 167/1000,

où 167 n'est autre chose que l'origine avant Christ (Ère chrétienne) des 2300 jours, soirs et matins, ou la Profanation du Temple par Antiochus Epiphane ; et l'introduction de cette donnée historique biblique propre à une altération du Divin par l'Humain, peut recevoir une interprétation symbolique dans le fait que l'on passe ici en effet de la Période prophétique 516 à la Période physique 515,165.

Il en résultera donc tout d'abord qu'en pénétrant le carré divin de côté 516, normalement à chacun de ses côtés, d'une longueur égale au terme profanateur biblique ½ × (5 × 167)/1000 × 1'/10, on formera un carré intérieur concentrique dont le côté mesurera en 1'/10 la période 515,165.

Mais le caractère intentionnel et effectif de cette

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vue symbolique se trouve en outre, et ensuite, vérifié et justifié de la manière la plus remarquable par un autre fait que nous allons exposer.

Le but de la Profanation est le Temple, lequel est situé au centre du Rectangle sacré. Or si, introduisant la seconde donnée biblique des « Soirs et Matins », figurée ici par le nombre 24, on pénètre (normalement à son côté Sud) le carré 516, de la longueur « profanatrice » (167 × 24 / 1000)" = 4"008 = 0'0668, on se trouve alors à une distance du centre du Temple égale à (4/5) × 51'6 − 0'0668 = 41'28 − 0'0668 = 41'2132, c'est à dire, en 1'/10, exactement

4 × 103,033 = (4 × 515,165)/5.

On ne peut douter d'après cela (les déterminations décimales étant ici arithmétiquement absolues et rigoureuses) que la Période physique 515,165 [qui est, on le sait, la diagonale cubique de la Chambre du Roi de la Pyramide — et qui est sans doute celle (ou une de celles) de la Révolution des Roues d'Ézéchiel] ne soit elle-même intentionnellement mesurée dans le système géographique d'Ézéchiel.

Les mesures d'Ézéchiel, si exactement d'accord avec les dimensions de l'Ellipsoïde, la position de

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la Pyramide et la configuration géographique de la Palestine, prouvent non seulement le caractère inspiré des écrits du Prophète, mais par dessus cela même, et d'une manière plus générale, l'existence de la puissance providentielle créatrice qui a distribué les moindres éléments physiques de la Terre, et les a intentionnellement disposés pour un but déterminé.

On aura observé en particulier, à cet égard, le fait de la situation du plateau rocheux qui sert de base à la Pyramide, plateau sur lequel elle se trouve placée comme sur un promontoire, à une minute d'arc en-dessous du parallèle de 30°. Bien loin d'être contraint, comme P. S. lui-même le croyait (Life and Work, T. III, p. 47), de constater ici la simple circonstance accidentelle que le constructeur n'a pu s'avancer plus loin sur un sol convenable, il faut au contraire y voir l'indication voulue et providentielle d'un emplacement particulier destiné à faire connaître le lien essentiel qui existe entre la Pyramide et le Temple futur de Jérusalem. L'écart d'une ' en latitude que nous observons dans ce cas, n'est pas plus accidentel que la déviation azimutale de 4' de l'édifice vers l'Ouest.

Conception générale du Monument — les 3 « Voyages » d'Ézéchiel

p. 31 Après cette étude de la situation du système géographique d'Ézéchiel, il faut aborder maintenant celle du Temple pris en lui-même.

La description du Temple et ses multiples mesures, toutes nécessaires et suffisantes, sont renfermées avec une étonnante concision dans les trois chapitres 40-42 du Livre d'Ézéchiel (en y joignant : pour les mesures de l'Autel, 43. 13-17 ; et, pour les coins du carré extérieur, 46. 21-22). Il est peu de parties de la Bible qui aient autant sollicité à la fois et découragé les commentateurs.

En analysant les tentatives d'interprétation (voyez par exemple l'essai de reconstitution de la Bible annotée de Neuchâtel), il n'est pas difficile de découvrir qu'une des raisons de l'insuccès provient de l'idée préconçue, qui a servi de guide aux chercheurs, de construire le Temple d'Ézéchiel sur le type du Temple de Salomon, et du Tabernacle d'Assignation.

Or la seule comparaison précisément est suffisante pour opérer un choix, c'est à dire pour faire rejeter en bloc tous les plans qui reposent une telle prévention : car le trait de premier ordre qui distingue à première vue le Temple d'Ézéchiel de ces figures antérieures du Temple de Dieu, c'est que, tandis que celles-ci sont conçues, aussi bien que leurs parvis, sous la forme oblongue rectangulaire, la vision d'Ézéchiel est toute tracée

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d'après l'égalité des dimensions, c'est à dire le carré, ou encore, comme nous le verrons, le cercle.

A côté de la constatation de cette différence de principe, il importe d'en signaler la convenance ; et il suffit pour cela de remarquer que l'égalité des dimensions qu'ici l'on constate n'appartenait, sous l'Ancienne Alliance, qu'à la partie du Temple constituant le Lieu Très Saint, ou l'Oracle ; tandis que, sous la Nouvelle Alliance, le Voile du Temple qui séparait le Lieu Saint du Lieu Très Saint ayant été déchiré, le Temple tout entier, dont Christ est le centre, a pris le type de ce Lieu Très Saint. Cette manière de voir se confirme d'ailleurs encore par le symbolisme de l'Apocalypse, où l'on voit effectivement la Jérusalem céleste du règne de Christ et de Dieu être également construite sous la forme de cette égalité des dimensions.

Il nous faut maintenant tenter de déterminer, tout au moins dans ses termes généraux, la disposition du nouveau Temple ; et il nous suffira pour cela d'accompagner Ézéchiel dans sa marche à travers le Monument.

Envisageons tout l'ensemble du plan que nous en présente la Bible, par les plus grands traits de premier ordre. Nous constaterons, en suivant le texte, que : trois parcours ou voyages d'Ézéchiel dans le Temple en font connaître la construction.

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Ils sont délimités comme suit (par les Chapitres et Versets) :

1er voyage 40. 6 à 42. 20
2me voyage 43. 1 à 46. 19-24
3me voyage 47. 1-5.

Le troisième voyage n'est que le retour direct d'Ézéchiel au Sanctuaire et à l'Autel pour en mesurer les Eaux jaillissantes. Les deux premiers sont propres à la description générale de l'ensemble ; c'est donc eux qui doivent ici occuper d'abord notre examen ; et ils donnent lieu aux remarques primordiales suivantes.

a) Le premier voyage, comme on le voit en suivant le texte, est purement descriptif de l'ordonnance géométrique du monument. Le deuxième voyage a une portée essentiellement spirituelle, comme l'indique d'emblée le préambule du Chapitre 43. 1-10.

b) Les deux Voyages ont des traits externes généraux communs ; savoir : 1° L'entrée dans l'Édifice par l'Orient (40. 6 ; 43. 1). 2° En se terminant, et revenu à l'extérieur, l'indication de la construction en carré du pourtour extérieur (42. 15-20 ; 46. 21-23).

Le premier Voyage a pour étapes : 1) L'entrée par l'Orient (40. 6). 2) Le Parvis extérieur (40. 17, 27).

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3) Le Parvis intérieur (40. 32, 44). 4) Le Temple proprement dit renfermant le Sanctuaire et l'Autel avec son parvis carré (40. 47 à 41. 23). 5) Le retour au Parvis extérieur (42. 1) en traversant un Espace libre (42. 1, 10, 13), qui est donc entre le Temple (proprement dit) (où était d'abord Ézéchiel) et le Parvis extérieur, et qui, si on confronte l'Aller 1) 2) 3) avec le Retour 5), appartient au Parvis intérieur 3). 6) La sortie du côté de l'Orient (42. 15) et la mesure du pourtour carré de l'édifice (42. 16-20).

Le second Voyage a pour étapes : 1) L'entrée par l'Orient (43. 1). 2) Conformément au caractère spirituel de ce voyage, le transport direct d'Ézéchiel dans le Temple et à l'Autel (43. 12-13). 3) Le portique oriental du Sanctuaire (44. 1). 4) Le portique nord du Sanctuaire (44. 4). 5) Le retour au Parvis extérieur et la mention des quatre cours situées à ses quatre angles (46. 21-23) [7].

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Par les simples données précédentes fournies par l'ensemble du document, chacun peut déjà pour son compte se faire une idée du plan général du Temple d'Ézéchiel.

Il a au centre (l'expression « devant le Temple », 40. 47, n'a de sens géométrique absolu que pour un point central regardant, en toutes directions, un contour qui l'enveloppe), avec un Parvis carré, le Sanctuaire et l'Autel (l'Ariel ou Foyer de Dieu ; 43. 15), et son contour extérieur est constitué par une bande carrée appelée Parvis extérieur. (Ce Parvis d'ailleurs, comme on le voit par 40. 6-16, puis 40. 17, n'est proprement lui-même qu'un espace pris dans la bande.) Entre celle-ci et son centre (Sanctuaire, Autel), et séparé d'elle par la partie appelée Espace libre, lequel appartient au Parvis intérieur ou au carré intérieur à la bande carrée externe, se trouve, ayant le même centre, le Temple (proprement dit).

Quelle est la forme de celui-ci ?

C'est ici qu'intervient une donnée du texte capitale pour l'interprétation vitale du tout, et qui de tout temps avait constitué une croix pour les commentateurs. Il s'agit du verset 44 du Chapitre 40 d'Ézéchiel.

En ce point de sa narration, Ézéchiel, après avoir pénétré dans le Parvis intérieur (40. 32), se trouve en présence d'un contour (Nord, Orient,

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Midi) (40. 44). Or il en voit des chambres Nord regarder vers le Midi ; mais il en voit en même temps des chambres qui sont voisines de sa porte orientale regarder vers le Nord.

Quelle est la conséquence géométrique de ces données ?

1° De ce qu'Ézéchiel voit les chambres Nord regarder vers le Midi, il s'ensuit qu'il est à l'intérieur du contour (puisque les chambres Nord extérieures regarderaient vers le Nord).

2° De ce que les chambres voisines de la partie orientale regardent vers le Nord, il s'ensuit que le contour (contrairement à une idée constamment ici préconçue des commentateurs), que le Contour, disons-nous, est, non point carré, mais bien circulaire. Ézéchiel, en effet, à l'intérieur du contour, regarde, le dos au Sud, les chambres situées au Nord, et il les voit regarder vers lui ; puis il indique, comme par un geste de la main droite, que ce qui est à sa droite, ou à l'Orient, tourne, de manière à venir avec lui regarder vers le Nord.

Suivons maintenant la narration. Tout d'abord Ézéchiel (40. 47) voit au centre du contour l'Autel et son Parvis carré. Vient ensuite (41) la description du Temple (proprement dit) ; il y entre (41. 1) ; puis il en sort (42. 1) vers le Parvis extérieur. Et de cela il suit nécessairement que le

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contour circulaire que vient d'observer Ézéchiel, n'est autre chose que le Temple lui-même.

Cela nous apprend donc que le Temple, au lieu de former une bande carrée comme le Parvis extérieur, constitue, en opposition, un Anneau circulaire.

On peut dès lors, dans la vue la plus générale, se représenter le Temple d'Ézéchiel comme formé de trois parties concentriques ; savoir, en partant du centre : 1. Le Sanctuaire (l'Autel) au centre du tout. 2. Un Anneau circulaire concentrique, constituant le Temple proprement dit. 3. Une Bande carrée concentrique (Parvis extérieur). Entre 2 et 3, se trouve l'espace appelé par le texte Espace libre.

Il est donc, conclurons-nous, possible au lecteur réfléchi, en état de classer les faits, dans une question complexe, en termes de premier, de second ordre, etc., de se rendre compte de l'ordonnance générale du Temple d'Ézéchiel.

Mais s'il est donc possible d'acquérir ce premier résultat, assurément capital, il n'en est certainement pas de même de la compréhension approfondie des détails de la construction ; et c'est à quoi on peut assigner deux causes principales, savoir :

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1° L'insuffisance des traductions, qui devraient donner le sens exact des nombreux termes techniques que renferme le texte d'Ézéchiel [8] ; 2° La nécessité, à cause de cela même, de connaissances professionnelles que seul peut posséder, en construction et en Architecture, un homme du métier.

Il faut donc ici avoir recours à des lumières particulières ; et, pour peu qu'on y regarde, il est évident en effet que la reconstitution du Temple est un objet dont la difficulté, égale à l'importance, constituent une mission spéciale.

Le Mémoire de M. H. Sulley

Cette mission paraît bien se trouver accomplie dans l'ouvrage de M. H. Sulley dont nous avons déjà fait mention plus haut (p. 19), ouvrage qu'il faut lire d'un bout à l'autre sans en passer une ligne pour en apprécier la force de démonstration scientifique, force qui dérive à la fois de la compétence technique de l'auteur et de celle d'hommes autorisés auxquels il s'est adressé pour l'interprétation philologique du texte ; car, à ce dernier égard, on peut dire que le travail de M. Sulley

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constitue une traduction entièrement nouvelle et originale des neuf derniers chapitres du Livre d'Ézéchiel.

En ce qui nous concerne, le Mémoire de M. Sulley, que l'on va voir remarquablement d'accord avec nos propres déductions, d'un ordre d'ailleurs si différent des siennes, a d'autant plus de valeur qu'il constitue un témoignage tout à fait indépendant de la Mathématique de l'Histoire. L'auteur, quoique croyant convaincu, et fermement appuyé sur l'autorité de l'Écriture, ne paraît, d'après des indications prises ici et là dans la littérature de ces questions, nullement favorable ni à la théorie de la Pyramide, ni à celle de British-Israël, et semble ignorer l'importance ou même l'existence de la coudée sacrée ; et, en tout état de cause, son ouvrage (1re édition 1888 ; 2me 1892) est antérieur à la publication de nos idées. Il se présente donc, dans son ordre, comme déjà M. Fl. Petrie dans le sien, comme un témoin entièrement indépendant, appartenant même, à certain égard, à la partie adverse de la thèse que nous défendons. Nous pouvons dès lors considérer son travail et ses résultats comme une excellente observation concernant les faits que nous étudions.

Concordance entre les mesures du Temple, la Mathématique de l'Histoire et la Bible

Il ne peut être question de retracer en entier les plans de M. Sulley, pour lesquels nous renverrons le lecteur à son magnifique ouvrage. Nous

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Figure 2 — plan du Temple d'Ézéchiel, page 40
Figure 2 (p. 40) — Plan du Temple d'Ézéchiel (dessin libre) : le carré extérieur ABCD / A'B'C'D' avec ses quatre parvis d'angle, le Parvis extérieur, le Parvis intérieur, l'Anneau circulaire du Temple (cercles O, K, L…) et l'Autel central avec son parvis carré. agrandir ↗

p. 41 ne rappellerons que les traits principaux nécessaires pour établir l'entière concordance de ses mesures, celles d'Ézéchiel, avec celles de la Mathématique de l'Histoire, c'est à dire avec celles de la Pyramide et des données chronologiques de la Bible, qui marchent de pair.

(Fig. 2.) ABCD, A'B'C'D' (la figure est en dessin libre, pour la clarté de l'exposition) est le carré extérieur, avec ses quatre parvis d'angle AA', BB', CC', DD', comprenant sur chaque côté comme sur le côté oriental, les parties A₁B₁ ab, A'B' a₁b₁ séparées par le Parvis extérieur ab a₁b₁. A l'intérieur se trouve, dans le Parvis intérieur A'B'C'D', le Temple circulaire OKK₁LL₁, ayant au centre l'Autel avec son parvis carré jmnp.

Le côté AB = 500 cannes = 3000 coudées. Dans un parvis d'angle, soit AA', un côté AA₁ = A₁A' = 30 cannes = 180 coudées ; de manière que la distance A₁B₁ entre deux parvis, sur chaque côté, est égale à 500 − 2 × 30 = 440 cannes = 2640 coudées.

Les portes ou allées fh pratiquées sur chaque côté et décrites par Ézéchiel ont, de poteau à poteau, 31 coudées, de quoi résulte (en rapport avec les battants de ces portes) un cercle fgh de 31/2 = 15,5 coudées de rayon, englobant les 7 degrés

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par lesquels on s'élève de l'extérieur jusqu'au seuil de la porte ou allée.

Comme on l'a vu, Ézéchiel entre par la porte orientale fh ; traverse dans A₁B₁ab une suite de chambres ; arrive dans le Parvis extérieur aba₁b₁ ; traverse la seconde suite de chambres appartenant à a₁b₁A'B' ; entre dans le Parvis intérieur A'B'C'D', puis se trouve dans le cercle intérieur LL₁ du Temple, d'où il décrit le contour OLL₁ et où il constate l'existence du parvis carré jmnp de côté jm = mp = 100 coudées, et de l'Autel. Il traverse ensuite le Temple L₁K₁, l'espace libre de TU = 100 coudées entre le Temple et le carré A'B'C'D', et sort de l'Édifice après avoir visité entièrement le carré extérieur AA'DD'.

Le carré A'B'C'D' a pour demi-côté OT = (3000 − 2 × 180)/2 = 2640/2 = 1320 coudées. En retranchant la largeur TU = 100 de l'espace libre, on arrive au cercle de rayon OS = OU = 1320 − 100 = 1220 coudées ; et en retranchant encore la largeur du Temple proprement dit SN = 90, et la profondeur NL du Porche ou Vestibule, soit

p. 43 NL = 20 (on a aussi, à l'extérieur, KS = 20), c'est à dire SN + LN = 90 + 20 = 110, on obtient pour le rayon OL = OL₁ du cercle le plus intérieur LL₁ :

ρ = OL = 1220 − 110 = 1110 coudées, ou encore ρ = 185 = 5 × 37 cannes.

Le cercle central et fondamental du Temple, MM, a donc pour rayon R = OL + LN + NS/2 = 1110 + 20 + 90/2 = 1175 coudées, c'est à dire R = 195,8333… = 195 ⅚ cannes. Il se trouve donc, à partir du centre O de l'Édifice, repéré par la 196me = (2 × 7)² canne.

Le cercle le plus extérieur KK₁ a pour rayon ρ' = ρ + 20 + 90 + 20 = 1110 + 130 = 1240 coudées, c'est à dire encore ρ' = 206,666… = 206 ⅔ cannes.

A ces grands traits du plan d'Ézéchiel corresp. 44pondent des relations de premier ordre que nous allons d'emblée indiquer, et qui, à elles seules, suffisent pour mettre hors de doute son intime connexion avec tout l'ensemble de nos propres déductions antérieures.

On est dès l'abord frappé par l'existence de la distance de 2640 coudées, mise comme en fronton sur l'Édifice et mesurée, sur chaque côté, entre les deux parvis d'angle. On peut voir ce nombre reproduit tel quel sur les planches imprimées de l'ouvrage de M. Sulley. On l'y voit mesuré et indiqué entre les deux hautes tours rectangulaires qui, sur chaque côté, ont pour bases carrées les deux parvis. Ce nombre n'est autre chose en effet que la mesure 2640 = 5 × 528, des 10 Jours de Tribulation de « Smyrne » ou des 10 Tribus, et indique d'une manière claire que l'édification du Temple sera l'œuvre de la Maison d'Israël, ou du moins qu'elle y interviendra comme un facteur nécessaire et de premier ordre.

Cette disposition accuse aussi d'emblée la période prophétique de 528 ans comme élément fondamental, ce qui, on le sait, est exactement d'accord avec tout l'ensemble de nos déductions. Et cette mise en évidence de la période 528 est d'ailleurs ici d'autant plus remarquable que, l'un des éléments systématiques capitaux du plan de la Prophétie biblique étant la période 7 × 528 des Sept Églises p. 45 (qui s'étend de − 1516, la Loi, à la Seconde Venue, première phase, + 2180), au centre de la longueur de côté 2640 = 5 × 528 qui fait connaître la période, se trouve effectivement aussi mentionné le nombre 7, par les 7 degrés d'accès du perron fgh.

Les Nombres régulateurs de la Vie de Christ. L'Exode. La Seconde Venue

Le trait suivant va en outre confirmer d'une manière démonstrative la justesse de cette première vue. Après avoir considéré le front de l'Édifice, pénétrons-y en effet maintenant, normalement aux faces, pour en gagner le centre. La porte fh, avec son cercle fgh englobant les 7 degrés d'accès, nous fait parcourir la distance

gO = AB/2 + 15,5 = 1500 + 15,5 = 1515,5 coudées,

c'est à dire précisément la distance chronologique de la Loi (1515,5 = le milieu de l'an 1516) à la Première Venue de Christ ; et 1516 est aussi, nous venons de le rappeler, l'origine de la Période des 7 Églises, qu'indiquent les 7 degrés par lesquels on s'élève ainsi à Christ.

Le centre O de tout l'Édifice indique donc bien la Venue de Christ ; c'est l'expression de l'idée maîtresse que Jésus-Christ est le centre de toute l'Histoire de l'Humanité et de sa destinée spirituelle. Cette notion s'accentue d'ailleurs et se vérifie encore par le fait constaté plus haut, que le rayon intérieur ρ = OL du Temple est égal à p. 46 ρ = 5 × 37 cannes, grandeur qui met en évidence à partir du centre O, la durée prophétique propre à la vie terrestre de Christ (+ 37 est la fin des 70 semaines de Daniel) ; et cela même introduit pour nous, c'est à dire pour nous enseigner et nous guider dans notre investigation, et comme élément rationnel, l'idée que le centre O, lequel figure donc généralement la Venue de Christ, peut, dans la mensuration, désigner comme éléments opératoires, les nombres chronologiques enseignés par la Bible concernant cette venue de Christ. Ces nombres régulateurs sont, on le sait :

0 (Ère chrétienne, Naissance de Christ). 2 (Retour d'Égypte, Massacre des Innocents). 12 Enseignement de Jésus dans le Temple. 30 { Commencement du Ministère. { Age de Jésus au Baptême. 33 ½ / 34 } Sacrifice rédempteur. 37 Fin des 70 Semaines.

Poursuivons donc, dans cet ordre, notre exploration ; et, après avoir reconnu manifestement, par l'Ère chrétienne (centre O) et les 1516 de la Loi à cette Ère, la mention de la Première Venue, cherchons si la Seconde Venue, ou le terme de l'histoire prophétique, ne serait pas également symp. 47bolisée, et mesurée chronologiquement, au moyen des mêmes éléments géométriques.

On vient de constater que l'apothème gO du carré αβγδ déterminé par la tangente αgβ au perron des 7 Églises, carré qui enveloppe l'édifice tout entier (ou encore le rayon du cercle inscrit dans ce carré αβγδ) mesure la durée de la Loi à l'Ère chrétienne ou commencement de la vie terrestre de Christ.

Or nous allons voir que la demi-diagonale Oβ de ce même carré, ou le rayon de son cercle circonscrit, mesure, et cette fois au moyen de la fin + 37 de cette même vie terrestre de Christ, la durée de l'Ère chrétienne à la Seconde Venue, c'est à dire la durée chronologique + 2180 (nombre antérieurement déterminé par la Pyramide d'accord avec le livre de Daniel). On a en effet

Oβ = Og√2 = 1515,5√2 = 2143 (2143,24) et 37 + 2143 = 2180,

ce qu'il fallait démontrer.

Le Temple, représentation de l'Histoire de l'Humanité. La Création de l'Homme. Le Déluge

Ce grand résultat confirme entièrement notre vue suivant laquelle le centre O avec son parvis et son Autel, « foyer de Dieu », désigne symboliquement la venue du Christ de Dieu, en le p. 48 donnant aussi pour centre à toute la conception du monde et de l'Histoire. Et ceci rappelle aussi directement l'attention sur la description symbolique du Chapitre IV de l'Apocalypse, où un trône est dressé (l'Autel), entouré d'un arc-en-ciel (le Temple circulaire, avec ses 7 cercles, K, S, Q, M (cercle central), P, N, L), et, autour, les 24 Anciens (le monde antédiluvien, c'est à dire le carré extérieur double de l'Édifice, lequel présente sur chaque côté deux longueurs de 3000 coudées, et par conséquent, par son pourtour, 4 × 2 × 3000 = 24 × 1000 coudées).

On est donc conduit à penser que l'Édifice, recouvert, on vient de le voir, comme d'un voile par le carré idéal αβγδ qui mesure toute l'étendue prophétique de la dispensation spirituelle, est, en partant du même principe de la position centrale de Christ, une représentation de l'Histoire de l'Humanité.

D'après les grandes divisions de celle-ci, le carré extérieur se rapporterait au monde antédiluvien, le Temple circulaire à l'Histoire postdiluvienne avec le détail de ses périodes historiques (les cercles étant sans doute aussi une figuration des Roues d'Ézéchiel), l'espace libre entre le carré intérieur A'B'C'D' et le cercle extérieur OKK₁ du Temple figurant la discontinuité et la séparation produites par le cataclysme du Déluge (lié d'ailleurs p. 49 aux « Quatre angles » de la Terre, les quatre parvis d'angle, ou à la Loi quadrangulaire du relief).

Or on constate immédiatement, par une vérification d'abord de premier ordre, les deux faits typiques suivants, qui, tels quels, démontrent et disent déjà tout : 1° Le diamètre d'un cercle d'un rayon de l'ordre de la diagonale du carré extérieur, mesure les temps de la création de l'Homme à Christ (c'est à dire la distance des deux Adams, le terrestre et le céleste) ; 2° le diamètre d'un cercle médian de l'espace libre entre le Temple et le carré, mesure les temps du Déluge à la vie de Christ, c'est à dire de la destruction de la Première Humanité à la régénération rédemptrice. On a en effet :

Diagonale du carré intérieur A'B'C'D' = C'B' = 2·OB' = 2 × OT√2 = 2√2·1320 = 3733,6 ;
Diagonale du carré extérieur ABCD = CB = 2·OB = 2 × 1500√2 = 2√2·1500 = 4242,6 ;

ce qui montre que la diagonale 4184, mesurant la distance de la création de l'Homme à l'Ère chrétienne, correspondrait à un carré compris dans la bande carrée externe de l'édifice, et d'ailleurs très voisin du plus grand carré extérieur (soit tel p. 50 que le carré EFGH de la figure, puisque 4242,6 − 4184 = 58,6 seulement).

En second lieu on a, en ce qui concerne le Déluge : Diamètre du cercle extérieur du Temple = KK₁ = 2 × 1240 = 2480 ; et Diamètre du cercle inscrit au carré A'B'C'D' = A'B' = 2640 ; et les deux nombres 2480, 2640 encadrent en effet la date 2528 du Déluge. On a

(2480 + 2640)/2 = 5120/2 = (2⁹ × 10)/2 = 10 × 2² × 2 × 2 = 2560.

L'idée générale de la figuration, par le plan de l'édifice, du plan historique divin de la Révélation se trouve donc, par ces seuls premiers résultats, d'emblée vérifiée.

Voyons maintenant si, en outre, des repères précis simples n'ont point été dans ce plan institués pour reproduire les nombres bibliques absolus, antérieurement connus et déterminés. En ce qui concerne d'abord la Création de l'Homme, et le monde antédiluvien, l'égalité approchée de la diagonale 4184 et de la diagonale CB, conduit à se demander si le repère cherché ne serait pas ici constitué par la diagonale du carré formé par la première ligne maîtresse que l'on p. 51 rencontre en pénétrant dans l'édifice, c'est à dire par le carré que forment les quatre axes des premières parties A₁B₁ab de la bande carrée extérieure, savoir le carré EFGH, — lequel d'ailleurs, en tant que terme axial du massif quadrangulaire initial du tout, serait, dans l'ensemble symbolique, tout à fait convenable à cet objet particulier.

Or la largeur A₁a du massif étant égale à A₁a = 40 coudées, on a, pour la diagonale du carré EFGH :

FG = 2 (1500 − 20) √2 = 2 × 1480 √2 = 4186 (4186,07),

nombre qui, avec une différence de 2 unités, reproduit en effet le nombre biblique 4184. Mais, dans le bloc des nombres régulateurs de la vie terrestre de Christ, ou le centre O, le premier qu'également on y rencontre à partir de l'Ère chrétienne 0, est précisément le nombre + 2 ; et celui-ci, pris pour origine, repère exactement

+ 2 − 4186 = − 4184.

Les repères nécessaires à une représentation rigoureuse existent donc bien et sont d'avance offerts par les données du problème [9].

p. 52 Voyons maintenant ce qui concerne l'époque exacte − 2528 du Déluge. D'après ce que nous avons vu plus haut, le cercle fondamental à prendre ici pour repère dans le plan d'Ézéchiel, est le cercle médian de l'Espace libre, dont le diamètre est égal à (2480 + 2640)/2 = 2560, nombre qui désigne l'époque 2528 du Déluge avec une différence de 2560 − 2528 = 32 ans.

Mais dans le bloc des nombres régulateurs de la vie de Christ, laquelle est désignée dans le plan d'Ézéchiel par le centre O, ceux qui suivent p. 53 le premier, + 2, dont nous venons de découvrir l'emploi, et qui par la désignation de l'œuvre et du Sacrifice rédempteurs s'opposent ici d'eux-mêmes au fait du Déluge, effet de la Justice de Dieu, sont les nombres + 30 et + 34 du Baptême, ou commencement du Ministère, et de la Crucifixion ; et ces repères intentionnels, et justificateurs, sont bien destinés à reproduire, par Ézéchiel, la date exacte du Déluge biblique, car on a :

(+ 30 + 34)/2 − 2560 = + 52 − 2560 = − 2528.

Il nous reste à exposer un dernier grand fait, de tout premier ordre, et d'autant plus appuyé p. 54 dans sa réalité, que de lui-même, à suivre l'enchaînement logique du sujet, il doit sans nul doute avoir su traverser la pensée du lecteur réfléchi qui jusqu'ici a bien voulu nous suivre.

Les Cercles du Temple, mesures des périodes historiques et prophétiques

Il s'agit de l'idée que le Temple doit vraisemblablement, dans cette ordonnance didactique, mesurer par son système de cercles concentriques les périodes historiques quinquaséculaires de la Bible, de la Pyramide et de la Mathématique de l'Histoire.

Or il en est bien ainsi. On a le fait capital suivant : Les cercles du Temple d'Ézéchiel mesurent, par leurs circonférences en coudées, 7 fois les millénaires des périodes quinquaséculaires.

Bien plus, la couronne circulaire centrale du Temple correspond de cette manière à la période fondamentale de 528 ans, celle qui a présidé à la formation de la Terre et qui est le facteur prophétique régulateur de l'Histoire spirituelle de l'Humanité ; et c'est ce qu'on peut vérifier immédiatement comme suit.

Nous avons trouvé plus haut pour le rayon R du cercle central de l'Anneau du Temple : R = 1175 coudées. Le millénaire M de la période 528 est M = 2 × 528 = 1056 ; et on a p. 55

Circ. R / M = 2πR / M = 7,0 (7,0000 − 0,0088).

Quoique nous revenions, plus loin, sur cet ordre de mesures avec plus de détail, concernant les repères désignés du plan d'Ézéchiel, nous pouvons cependant indiquer ici comment se trouve indiquée, par la même formule de principe, la seconde période fondamentale, c'est à dire le Temps de 516 ans de Daniel, ou la Période historique quinquaséculaire de Brück.

L'Anneau du Temple, comme le montre la figure, se compose de trois anneaux concentriques. De ces trois anneaux composants, le central se compose lui-même de 3 bandes circulaires dont les cercles centraux sont distants entre eux de 24 coudées. Il s'ensuit que le rayon R₁ du cercle central de la bande la plus intérieure, est égal au rayon du cercle central, c'est à dire à R, moins 24 coudées, et que l'on a R₁ = 1175 − 24 = 1151. Or c'est le cercle de ce rayon R₁ qui correspond au millénaire M' = 2 × 516 = 1032 de la période prophétique et historique 516, par la formule de principe indiquée plus haut. On a en effet p. 56

Circ. R₁ / M' = 2πR₁ / M' = 7,0 (7,0000 + 0,0077).

On a donc

{ M = 2 × 528, Circ. R / M = 7,0 (7,0000 − 0,0088)
{ M' = 2 × 516, Circ. R₁ / M' = 7,0 (7,0000 + 0,0077).

Ces grands faits, tels quels, suffisent pour établir le bien fondé de notre proposition générale. Mais celle-ci prend une singulière autorité, et revêt une portée d'un ordre encore plus élevé peut-être, par la connexion directe qu'elle va établir entre les constructions du Temple d'Ézéchiel et de la Grande Pyramide. Et cela résulte de ce que, dans les deux monuments, les périodes historiques et prophétiques quinquaséculaires sont liées aux lignes maîtresses de leur tracé par des formules, en principe, identiques.

Dans la Pyramide, en effet, nous avons reconnu que la section carrée des assises, dans la région du Pavement, mesurait, par son périmètre, 70 fois la période quinquaséculaire P. Dans le Temple d'Ézéchiel, la circonférence des cercles en mesure 7 fois le millénaire M.

Or puisque dans la Pyramide les hauteurs h des sections carrées (mesurées depuis le sommet) sont les rayons de circonférences égales aux périmètres de ces sections, il s'ensuit que celles-ci mises en cercle reproduisent (proportionnellement) les cercles du Temple d'Ézéchiel, et leurs hauteurs les rayons de ces cercles. p. 57

P étant une période quinquaséculaire, M = 2P son millénaire, on a dans la Pyramide : (1) 2πh = 70 P, en pouces ; dans le Temple, on a, r étant le rayon d'un cercle du Temple : (2) 2πr = 7 M, en coudées (de 25 pouces). On a donc pour une valeur donnée de P,

(3) r / h = (7 × 2 × 25) / 70 = 5, c'est à dire r = 5 h.

Ainsi les rayons des cercles du Temple sont égaux à 5 fois les hauteurs de Pyramide correspondantes aux mêmes périodes P [10]. Il suit encore de ce qui précède qu'en centrant la Pyramide sur le Temple, les cercles du Temple rendus 5 fois plus petits viendraient couper les coins de la Pyramide de manière à égaler son périmètre carré.

Nous complèterons cette matière en montrant p. 58 la manière dont les périodes dont nous venons de nous occuper sont avec une rigueur arithmétique mesurées dans le Temple d'Ézéchiel ; et ce nous sera aussi l'occasion de donner au lecteur une idée de la complexité et de la précision des détails de la construction de l'édifice.

C'est à quoi (tout en étant nécessairement contraint de nous borner ici à la mention de traits de premier ordre) nous procéderons de la manière la plus utile, en faisant connaître la suite et les termes de séparation des parties qu'un observateur rencontrerait en partant du centre du tout, et marchant en direction normale sur un des côtés du carré extérieur.

(Fig. 3, dessin libre.) Au centre O se trouvent le Sanctuaire et l'Autel, dont nous reproduisons trois carrés concentriques, de 72, 84, et 100 coudées de côté. (Ces nombres sont caractérisés par les facteurs premiers 1, 2, 3, 5, 7.) L'Anneau circulaire LK est ensuite le Temple. Le rayon intérieur est ρ = OL = 1110 (= 30 × 37, nombres manifestement symboliques de la vie terrestre de Christ), ou, en cannes : ρ = 185 = 5 × 37 cannes.

Figure 3 — coupe du Temple, page 59
Figure 3 (p. 59, dessin libre) — plan (demi-circonférences concentriques O, L, N, P, M, Q, S, U, K) et coupe verticale (élévation) de la construction extérieure, avec les cotes 1110, 72, 84, 100, 90, 20, 40, 6…, 50, 40, 37. agrandir ↗

p. 60 Le rayon central est R = OM = 1175 ou, en cannes : R = 195 ⅚ cannes, c'est à dire encore, en nombre entier de cannes : R = 196 = (2 × 7)² cannes. Le cercle extérieur est ρ' = OK = 1240 ou, en cannes : ρ' = 206,666… = 206 ⅔ cannes, dont l'entier est ρ' = 206 cannes.

La largeur λ = LK de l'Anneau ou Temple est égale à λ = LK = ρ' − ρ = 1240 − 1110 = 130 = 5 × 26 = 5 fois (Jéhovah).

La partie centrale et principale du Temple est constituée par l'anneau NS = 90 ; et la constitution particulière de celui-ci est décrite par la Fig. 4. Le rayon intérieur OL = 1110 aboutissant à L, on a d'abord l'espace LN = 20, puis NS = 90, puis l'espace final SK = 20.

p. 61 NS = 90 est caractérisé, dans sa partie centrale, par 3 espaces de 20, que séparent entre eux deux pilastres carrés P, Q de 4 coudées de côté chacun. Il est inutile pour notre objet que nous entrions ici dans l'exposé d'autres détails. La Figure suffit à montrer la disposition symétrique de l'ensemble constructif mesuré par les 90 coudées de la longueur NS.

Les 3 bandes circulaires composant l'anneau central, et dont les cercles centraux sont distants entre eux de 24 coudées, dont il a été question plus haut concernant la période 516, sont précisément celles que déterminent les 3 largeurs, égales à 20, de la Figure.

Après le Temple vient l'Espace libre μ = ST = 100 (il est compté à partir de l'intérieur S du Porche SK). A'B' est le côté intérieur de la bande extérieure carrée. On a pour son apothème OT : OT = 1320 (= 10 × 528/4 = ½·2640). La largeur AA' de la bande extérieure carrée est AA' = 180 ; et elle se partage entre les deux espaces A'a₁ = 40 et aA₁ = 40 p. 62 et la partie centrale ou Parvis extérieur aa₁ = 100.

Chacune des deux parties extrêmes est construite, ainsi que l'indique la Figure 3 pour A₁a, au moyen de 7 subdivisions, pleines et vides. On a (voyez la Figure) : A₁a = 6 + 6 + 5 + 6 + 5 + 6 + 6 = 40.

Enfin la Porte prenant sur le côté AB de l'édifice, au milieu de ce côté, est marquée, de f à h, par l'alignement des piliers ou montants et des espaces vides 6 ½ + 10 + 2 + 2 + 10 + 6 ½ ; et d'axe en axe des deux termes 6 ½ se mesure la longueur fh = 5 + ½ + 10 + 2 + 2 + 10 + ½ + 5 = 31, ou fh = 2 × 15,5. A l'extérieur se trouve le Perron d'accès de 7 marches, compris dans le cercle de rayon 15 ½, dont il a été question dès le commencement de notre examen.

Ceci dit, et le lecteur pouvant donc se rendre compte d'une manière plus précise, du caractère, évidemment intentionnel jusque dans les moindres détails, d'une pareille construction, nous devons p. 63 revenir maintenant à notre objet plus particulier, mais capital pour tout notre ordre d'idées, de la mesure arithmétique rigoureuse des périodes historiques et prophétiques quinquaséculaires ; et à cet égard une observation préalable, et très utile à formuler, s'impose ; à savoir, que les seuls grands traits de premier ordre de la construction ayant déjà démontré à l'évidence, par tous les faits que nous avons établis, le caractère intentionnel et inspiré du Monument, et son accord de fait avec le système prophétique et historique de la Bible et de la Pyramide, il ne peut y avoir de doute qu'avec la même confiance nous devions, pour la recherche et la détermination des termes de second ordre, avoir recours aux termes de second ordre que, de son côté, ce Monument présente, et dont l'existence, dans l'ordonnance totale du sujet n'aurait pas de sens, si précisément ils ne nous étaient ici préparés pour cela même.

C'est dans cette vue que, d'abord, nous avons à reprendre la détermination des périodes fondamentales 528, 516 ; la première répond au cercle central R du Temple, la seconde au cercle central R₁ de la plus intérieure des trois bandes circulaires de 20 de largeur qui appartiennent à la partie centrale NS = 90. Comme on peut s'en rendre compte par les formules p. 64

M = 2 × 528, Circ. R / M = 7,0 (7,0000 − 0,0088)
M' = 2 × 516, Circ. R₁ / M' = 7,0 (7,0000 + 0,0077),

le cercle R₅₂₈ correspondant à la période P₅₂₈ est un peu à l'extérieur du cercle central R, et le cercle R₅₁₆ un peu à l'intérieur du cercle R₁.

La présence du nombre incommensurable π dans l'expression des circonférences rend compte de l'impossibilité mathématique de relations arithmétiques de rigueur absolue, ou tout au moins d'exactitude pratiquement équivalente, sans l'introduction, dans les facteurs, de termes de second ordre ; et c'est à quoi, si l'on considère la Figure 4, paraissent destinées les subdivisions de l'espace 90, central de l'Anneau du Temple, et en particulier sans doute les piliers de 4 sur 4, qui séparent les trois intervalles de 20 coudées.

Or c'est ce qu'en effet va confirmer et mettre tout d'abord en évidence un fait éminemment remarquable que nous allons faire connaître, consistant en deux relations qui, indépendantes de leurs valeurs propres, lient a priori entre eux les rayons R₅₂₈, R₅₂₀, R₅₁₆ des trois périodes prophétiques fondamentales P₅₂₈, P₅₂₀, P₅₁₆ de l'Écriture.

On a { 2πR₅₂₈ = 7 × 2P₅₂₈ ; 2πR₅₂₀ = 7 × 2P₅₂₀ ; 2πR₅₁₆ = 7 × 2P₅₁₆ ;

p. 65 d'où il résulte, les rayons étant proportionnels aux périodes, que si l'on pose

(1) 2(P₅₂₈ − P₅₂₀) / 2π = ρ₀

où ρ₀ désigne cette grandeur bien déterminée [c'est à dire le 1er membre de (1)], on a les deux relations

(2) R₅₂₈ − R₅₂₀ = 7ρ₀
(3) R₅₂₀ − R₅₁₆ = 3½ × ρ₀

constituant 2 équations entre les 3 inconnues R₅₂₈, R₅₂₀, R₅₁₆, et desquelles il résulte que, l'une d'entre elles étant connue, soit, par exemple, R₅₂₈ correspondant à la période fondamentale P₅₂₈, les deux autres, par l'intermédiaire de ρ₀ (si celui-ci était donné par le Temple d'Ézéchiel), le seraient également. On aurait alors

(4) R₅₂₀ = R₅₂₈ − 7ρ₀
(5) R₅₁₆ = R₅₂₀ − 3½ × ρ₀ = R₅₂₈ − (3 × 7)/2 · ρ₀.

Mais quelle est cette grandeur ρ₀ qui, pour que la remarque précédente puisse avoir un résultat effectif, doit être, au lieu même où nous sommes du Temple, offerte manifestement par le plan antérieurement établi de ce Temple ? Cette grandeur ρ₀ n'est autre — en faisant usage

p. 66

d'un procédé fondamental dans la construction de la Pyramide — que le rayon du cercle de circonférence égale au périmètre p = 4 × 4 = 16 des piliers de 4 × 4 : (Fig. 4). Si ρ'₀ est ce rayon, on a en effet 2πρ'₀ = p = 16, ρ'₀ = p / 2π = 16 / 2π. Mais, par (1), on a ρ₀ = 2(528 − 520) / 2π = (2 × 8) / 2π = 16 / 2π ; donc ρ₀ = ρ'₀. C. Q. F. D. On trouve ainsi ρ₀ = 16 / 2π = 2,5465.

Toute la question est dès lors ramenée à découvrir la manière dont le Temple fait connaître le rayon R₅₂₈ de la période fondamentale 528. Tâchons ici, puisqu'il s'agit d'un objet fondamental, de nous laisser conduire par l'idée génératrice la plus générale du symbolisme.

Pour atteindre R₅₂₈ (Fig. 2 et 4), on fait croître le rayon central R du cercle central du Temple, — valeur R de laquelle on part ; et l'on tend, comme terme ultime, en traversant (Fig. 4) les 90/2 = 45 ans finals de Daniel (Seconde Venue) (1335 − 1290 = 45) qui conduisent en S, limite de la

p. 67
Figure 4 — axe du Temple, page 67
Figure 4 (p. 67) — schéma linéaire de l'axe symbolique du Temple : points O (1110), L, N, σ, P, M, R, σ, S, K, avec les espaces 20, les piliers 6/4, les espaces 6 et 5, et les arcs cotés 90 et 100. agrandir ↗
p. 68

partie centrale, vers le cercle extérieur KK₁ dont le rayon est ρ = 1240 = 206,666.666… cannes, c'est à dire vers l'accomplissement total des temps (206, longueur Chambre du Roi de la Pyramide ; 666.666… compromission du Peuple Élu et Grande Babylone des derniers temps).

On se trouve donc ainsi tout d'abord en présence d'une augmentation de R égale à 45 coudées (45 étant le nombre prophétique connu, et dans l'ordre du sujet). Mais cette grandeur significative 45, avec la coudée prise pour unité, étant inadéquate à l'ordre de grandeur de l'inconnue recherchée, ne pourrait avoir ici d'application effective qu'avec une unité réduite, d'ordre inférieur, et propre à la matière du sujet. Or cette unité différente existe, et seule existe : c'est le pouce, égal à 1/25 de coudée ; et un accroissement de R égal à 45/25 nous fait alors en effet rentrer dans l'ordre normal et convenable de la question ; car en prenant pour R₅₂₈ la valeur

(R₅₂₈) = R + 45/25 = 1175 + 45/25 = 1176,8,

on trouve une valeur de période

(P₅₂₈) = 2π(R₅₂₈) / (2 × 7) = 528,147.

On voit donc bien apparaître dans cette voie

p. 69

la période 528 ; mais ce dernier résultat, s'il justifie tout au moins d'une manière encourageante le bien fondé de notre vue directrice, n'est évidemment néanmoins pas suffisant quant à la précision arithmétique qu'on pouvait attendre ; ce qui s'accorde d'ailleurs, et plutôt favorablement dans l'ordre logique, avec le fait que, jusqu'ici, nous n'avons fait aucun usage des index de réduction que nous offre la Figure 4, index dont on ne comprendrait pas la raison d'être, s'ils n'avaient pas ici pour objet de nous enseigner le terme de second ordre dont ce qui précède manifeste de lui-même, par sa carence, l'existence.

Puisque d'ailleurs ce sont les piliers qui nous ont fourni ci-dessus le terme canonique ρ₀ de nos formules, il est dans l'ordre logique de s'adresser encore ici tout d'abord à eux ; et puisque la grandeur 90/2 = 45 mise en œuvre se manifeste trop grande, de voir si, par les longueurs qu'ils mesurent dans le sens du rayon, — puisqu'ils sont des éléments de séparation qui rendent plus grand l'espace dans lequel ils interviennent, — leur disparition ne réduirait pas convenablement la largeur de l'Anneau du Temple, c'est à dire ici le nombre 90 et sa moitié 45. Or chaque pilier mesure dans le sens du rayon, par ses deux côtés parallèles à ce rayon, deux longueurs égales à 4, c'est à dire en tout 4 × 4 (ou encore le périmètre carré p d'un pilier,

p. 70

mis déjà en œuvre plus haut) ; et cette longueur 4 × 4 = 16 étant retranchée de la longueur totale 90 = 2 × 45, réduit celle-ci à 90 − 16 = 74 = 2 × 37 en faisant apparaître un autre nombre prophétique fondamental, soit 37 [= 888/24, 888 = (Jésus)].

Cette modification du Temple reviendrait d'ailleurs, en le conservant tel quel (c'est à dire avec les piliers dans leur situation actuelle) à mesurer, au lieu des deux anneaux externes de 20 de largeur, deux anneaux chacun de largeur 20 + 2 × 4 = 20 + 8 = 28 = 4 × 7 ; c'est à dire qu'au lieu de la distribution actuelle à partie centrale 90 = 2 × 45, qui donne :

(I) { 20 + (45 + 45) + 20 ou 4 × 5 + (45 + 45) + 4 × 5,

on aurait

(II) { 28 + (37 + 37) + 28 ou 4 × 7 + (37 + 37) + 4 × 7.

Ceci n'est, pensera-t-on peut-être, qu'une pure décomposition arithmétique. Mais il n'en est nullement ainsi, et un dernier fait, admirable dans sa force démonstrative, et qui se présente après coup (comme, en effet, il s'est ainsi présenté à

p. 71

nous-même), c'est que le système II est, aussi nettement et matériellement que le système I, constitué sur place, dans le Temple d'Ézéchiel. Il l'est en effet par les deux espaces de 6 coudées qui, de part et d'autre (voyez Fig. 4), encadrent le système des trois espaces 20 et de leurs deux piliers.

Les limites de l'espace 74 = 37 + 37 ne sont autres que les axes de ces deux espaces de 6, dont on découvre ainsi la raison d'être. On a en effet, en comptant à partir du centre de l'Anneau jusqu'à l'axe d'un de ces espaces : 10 + 4 + 20 + 3 = 37 ; et en partant du point externe d'un des anneaux extérieurs 20, jusqu'à l'axe de son espace 6 : 20 + 5 + 3 = 28 = 4 × 7.

Nous croyons la force démonstrative de ce grand fait de premier ordre (et qui s'est présenté à nous dans l'ordre même de l'exposé que nous venons de faire) [11] tellement justificatrice de l'idée directrice de notre investigation, que tout autre commentaire paraît superflu ; et il ne nous reste qu'à voir, ainsi conduit, si le résultat auquel nous arrivons, c'est à dire l'indication du 37 au lieu du 45 comme terme d'accroissement du rayon central R, pour nous faire découvrir le rayon R₅₂₈ de la période 528, est fondé.

p. 72

Or il en est bien ainsi. On aura ici, d'après ce qui précède :

R₅₂₈ = R + 37/25 = 1175 + 1,48 = 1176,48 ;

et pour la période cherchée :

P₁ = 2πR₅₂₈ / (2 × 7) = 528,00 (528,003)

(en unités-coudées le résultat 528 est rigoureux ; le résidu 0,003 = 0p,075). On aura ensuite, par les formules (4) (5) établies plus haut, par ρ₀ = 2,5465 :

R₅₂₀ = R₅₂₈ − 7ρ₀ = 1158,6545
R₅₁₆ = R₅₂₀ − 3½ × ρ₀ = 1149,74175 ;

et on trouve pour les périodes correspondantes : P₂ = 520,00 (520,003) ; P₃ = 516,00 (516,003).

À côté de cette ordonnance remarquable par laquelle le Temple d'Ézéchiel fait connaître, d'un

p. 73

coup, l'ensemble systématique de nos trois périodes 516, 520, 528, nous mentionnerons un autre fait digne de remarque concernant le groupe des deux périodes principales 528, 516. Nous avons vu le rayon R₅₂₈ de la première déterminé par le nombre prophétique 37 sous la forme :

R₅₂₈ = R + 37p = (1175 + 37/25) coudées = 1176,48.

37 est la fin de la 70me semaine de Daniel, c'est à dire de la semaine du Ministère et du Sacrifice rédempteur, dont le nombre moyen (30 + 34)/2 = 32 nous est déjà apparu mis en œuvre plus haut (au sujet du Déluge). On peut donc se demander si, 528 étant en rapport avec la fin 37 de la semaine, la période inférieure 516 ne le serait pas, d'une manière parallèle, avec son commencement ou sa première partie. Or cela a lieu effectivement, et justement au moyen du nombre (30 + 34)/2 = 32 déjà mis en œuvre ; c'est à dire que l'on a

R₅₁₆ = R₁ − ((30 + 34)/2)p = (1151 − 32/25) coudées = 1149,72 ;

et, par ce nombre, la période : P₃ = 2πR₅₁₆ / (2 × 7) = 516,0 (516,0000 − 0,0069).

Construction géométrique des périodes (règle et compas)

Nous terminerons en faisant voir qu'au moyen de la Règle et du Compas, et l'usage d'une seule

p. 74

unité de longueur, la coudée, les rayons et les cercles des périodes peuvent être trouvés, en travaillant, par une construction géométrique simple, sur les plans mêmes d'Ézéchiel, — nous voulons dire en particulier sur la ligne de ses index de la Fig. 4, ce qui fera découvrir la raison d'être, évidemment intentionnelle, de la disposition de ces index. C'est ce que nous ferons pour les deux périodes principales 528, 516, et aussi pour la période physique 515,165, cette dernière détermination géométrique se présentant comme particulièrement remarquable en ce que, d'une manière très simple cependant, elle fait apparaître la fraction exacte 0,165.

Période 528. Soit (Fig. 5) OA le rayon central OA = R = 1175, et, sur son extrémité A, centrons (comme il l'est déjà en fait) le système (Fig. 4) des index. Des centres C, C' des deux espaces σ (de 6 coudées) (on a CA = 37, C'A = 37), traçons avec le rayon 37 les cercles (C, A'DA), (C' AD'A') ; et, semblablement, du centre E de la moitié de droite de l'espace 100 (marqué sur le plan) le cercle de diamètre 50 (E, AFB). En remarquant maintenant que les espaces 6 (P, Q) supposés jauger le système sont centrés sur

p. 75
Figure 5 — construction de la période 528, page 75
Figure 5 (p. 75) — construction à la règle et au compas de la période 528 : sur la ligne des index (O, A', C, b, A, α, E, C', B'), deux arcs de rayon 37 (sommets D, D'), un arc de diamètre 50 (sommet F), donnant le rayon cherché Oα = R₅₂₈. agrandir ↗
p. 76

le centre A, tandis que les espaces 6 (σ) en sont décalés d'une unité, ce qui met en évidence à partir du centre C (du σ de gauche) la longueur Cb = 37 − 1 = 36, portons cette longueur sur le rayon. La perpendiculaire ba' donne le point a' du cercle (C, A'DA). Le cercle décrit de A comme centre avec pour rayon donne ensuite, par son intersection a avec le cercle (E, AFB), le point a ; et en abaissant la perpendiculaire aα, le point α donne le rayon cherché Oα = R₅₂₈.

Périodes 516 ; 515,165. Soit (Fig. 6) OA₁ le rayon central OA₁ = R₁ = 1151 du premier espace de 20 (Fig. 4, à gauche, à l'intérieur des 90), et sur son extrémité A₁ plaçons l'extrémité S (Fig. 4) du système des index. On s'y trouve en présence : 1°) par l'intervalle 5, 2°) par l'axe du premier σ de 6 coudées, des deux longueurs 5 et 5 + 6/2 = 8 avec lesquelles A₁B₁' = 5, A₁A₁' = 8 pour rayons, et de A comme centre, seront décrits les cercles (A₁, B₁'a₂), (A₁, A₁'a₁). D'ailleurs A₁ est alors distant du centre du

p. 77
Figure 6 — construction des périodes 516 et 515,165, page 77
Figure 6 (p. 77) — construction à la règle et au compas des périodes 516 et 515,165 : sur l'axe (A₁, a₁, α₁, B₁, A'₁, O), arcs de rayons 4, 8, 20 et cercle de diamètre 50, donnant Oα₁ = R₅₁₆ et Oα₂ = R₅₁₅,₁₆₅. agrandir ↗
p. 78

premier espace 20 interne (LN), de la longueur 100 (voir Fig. 4), sur la moitié de droite A₁B₁ = 50 de laquelle pour diamètre, sera décrit le cercle B₁a₁A₁. En abaissant des deux intersections de cercles a₁, a₂ (Fig. 6) les perpendiculaires a₁α₁, a₂α₂, on aura Oα₁ = R₅₁₆ et Oα₂ = R₅₁₅,₁₆₅.

Démonstration.

Période 528. On a (Fig. 5) Aa = Aa′ ; Aa² = Aa × AB′ ; Aa′² = bA × AA′ ; d'où

Aα = Aa² / AB′ = Aa′² / AB′ = (Ab × AA′) / AB′ = (1 × (2 × 37)) / 50 = 37/25.

Par conséquent Oα = R + 37/25 = R₅₂₈.

Période 516. On a (Fig. 6) A₁a₁² = A₁α₁ × A₁B₁ ; d'où

p. 79

A₁α₁ = A₁a₁² / A₁B₁ = 8² / 50 = 32/25. Par conséquent Oα₁ = R₁ − 32/25 = R₅₁₆.

Période 515,165. La détermination de cette période par le même procédé géométrique simple, va se présenter ici comme décisive du tout. On sait en effet que si la fraction résiduelle du calcul pratique n'a pas de signification quand il est question des périodes prophétiques à nombres entiers exacts comme 516, 520, 528, il n'en est pas de même, pour cette dernière période, de la fraction de laquelle dépend la marche séculaire du méridien de précession historique. Or on va voir que la fraction est ici rigoureusement mesurée par les constructions précédentes. On aura en effet (Fig. 6) A₁a₂² = A₁α₂ × A₁A′₁, d'où A₁α₂ = A₁a₂² / A₁A′₁ = 5² / 8 = 25/8 ; d'où r = Oα₂ = R₁ − 25/8. Or on a bien r = Oα₂ = R₅₁₅,₁₆₅.

p. 80

En effet R₁ = 1151, 25/8 = 3,125, r = Oα₂ = 1147,875 = [3.0598946], 2π = [0.7981799] ; d'où 2πr = [3.8580745] = 7212,51 : d'où, pour la période correspondante P :

2P = 2πr/7 = 7212,51/7 = 1030,330 (1030,3303) ;

et, par conséquent : P = 515,165 = P₅₁₅,₁₆₅. C. Q. F. D.

Nous pouvons et devons considérer ces résultats comme le plus décisif témoignage donné, du bien fondé et de l'entière rigueur de tout l'ensemble de nos déductions antérieures ; et aussi, et par cela même, comme un glorieux hommage à l'étonnante justesse de vue du génial Ouvrier, évidemment missionné par l'Esprit de Dieu, qui a entrepris et accompli les mesures du Temple, — et sans le travail préalable duquel tout ce qu'ici nous découvrons n'aurait point de lieu.

Note sur le Tabernacle et le Temple de Salomon

p. 81 Comme nous l'avons remarqué, le Temple d'Ézéchiel, qui apparaît dans les temps après Christ, est construit sous la forme géométrique idéale de l'égalité des dimensions, forme qui est aussi, dans les deux constructions antérieures de l'Ancienne Alliance (le Tabernacle, le Temple de Salomon) celle du Lieu Très Saint, et qui y était réservée à ce Lieu Très Saint. Leur forme intégrale comprenait, à côté du Lieu Très Saint, le Lieu Saint ; elle affectait, en contraste, la figure à dimensions inégales du Parallélipipède rectangle.

Il nous paraît très utile, en envisageant ainsi l'ordonnance géométrique de l'ensemble de ces constructions, de signaler la signification profonde qui, dans l'Ancienne Alliance, s'attachait à leurs deux premiers termes. Ici encore on va constater que les données de mesure si précises de l'Écriture sont (comme dans la Pyramide, comme dans le Temple d'Ézéchiel que nous venons d'étudier) une figuration et une écriture prophétique des plus hautes vérités spirituelles.

Nous nous bornerons d'ailleurs, dans cette Note,

p. 82

à la considération de grands traits de premier ordre, mais qui, en vertu de ce caractère même, se présentent comme d'autant plus irrécusables et significatifs.

Il est impossible quand, avec Moïse, on suit, dans son Exode et sa marche tourmentée à travers le désert, le peuple dont la destinée devait ultérieurement servir d'axe à la civilisation du Monde, de ne pas être frappé du contraste entre la situation externe si précaire de ce peuple errant, et l'étonnante énergie, non seulement morale mais aussi bien intellectuelle et scientifique, des hommes d'élite qui s'y rencontrent, et à l'emprise directrice desquels finalement il obéit. Et de ce caractère intellectuel directif, qu'on ne retrouverait chez aucun autre peuple de l'Antiquité, un exemple essentiellement concret, et qui nous amène proprement à notre objet spécial, est justement, au sein de cette étendue désertique et perdue, la construction géométrique, précise et mesurée jusque dans les moindres détails, du Tabernacle d'Assignation. C'est, dans l'esprit du peuple, on va le reconnaître, en même temps que le Foyer de Dieu, l'écriture tangible d'une vérité spirituelle.

Cette précision dans l'écriture, ainsi manifestée au temps du Désert et de la Dispersion, impressionne d'autant plus, quand ensuite on en observe

p. 83

de nouveau la préoccupation, chez ce même peuple établi cinq siècles plus tard, en état de progrès normal, dans la Terre Promise ; et qu'on voit la même forme externe qu'avait le Tabernacle se trouver reproduite par le Temple même de Jérusalem.

Le lecteur de l'Histoire, c'est à dire, ici, l'observateur de la pérégrination de ces constructeurs à la surface de la Terre, se trouve par tout cela en présence d'un ensemble systématique qui, s'il sait voir, ne peut manquer de retenir profondément sa vue, et que définissent les deux termes ou groupes suivants ; savoir, distants d'une période historique quinquaséculaire marquée par les Apogées Égyptien et Juif-Phénicien :

{ (I) Le groupe de Moïse-Josué, avec le Tabernacle ;
{ (II) celui de David-Salomon, avec le Temple.

Le modèle prescrit, comme nous le disions plus haut est d'ailleurs unique. En marchant de l'Est à l'Ouest, c'est à dire les axes des deux constructions étant dirigés de l'Est à l'Ouest, et leurs Entrées étant à l'Est, il le comprend, des deux parts : Un Lieu Saint (L. S.), suivi d'un Lieu Très Saint (L. T. S.). Les longueurs étant comptées suivant la ligne Est-Ouest, on a, des deux parts : Long. L. S. = 2 fois Long. L. T. S.

p. 84

Le schéma suivant indique cette disposition, avec les longueurs en coudées [12].

Schéma du Tabernacle et du Temple de Salomon, page 84
Schéma (p. 84) — les deux groupes alignés Est→Ouest. I (Moïse-Josué, Tabernacle) : total a′ = 30, avec L. T. S. b′ = 10 et L. S. c′ = 20. II (David-Salomon, Temple) : total a = 60, avec L. T. S. b = 20 et L. S. c = 40. agrandir ↗

Que peut signifier une telle disposition ? Ses deux termes jalonnent une période historique quinquaséculaire, soit 516 ans, mise d'elle-même en évidence par la Chronologie (Dernière Année du Règne de Salomon = − 1000 ; Exode = − 1000 − 516). On se trouve donc tout d'abord en présence d'un fait propre au Plan de l'Histoire et à sa Loi, et où la direction du Mouvement de progression historique de l'Orient vers l'Occident est elle-même explicitement signifiée. Bien plus, si l'on s'élève jusqu'au but suprême de ce Plan, ou du Développement total de l'Humanité constituant l'Histoire générale, on s'aperçoit qu'il est ici dessiné de la façon la plus significative par ses deux grandes divisions maîtresses ; celles de l'Ancien et du Nouveau Testament ; celles des temps

p. 85

avant et après Christ, repérées par les Deux Adams, le Terrestre et le Céleste, et que sous mes yeux se trouve en quelque manière tracée la conception traditionnelle et universelle de la constitution de ce Plan par six mille d'années, — quatre avant, deux après Christ, et limités par Sa Seconde Venue. Et c'est ce que précise en outre tout de suite par des nombres particuliers le Temple ; il écrit, par sa longueur totale a = 60 (par son chiffre 6), les six mille ; par c = 40, par b = 20, les quatre et deux mille. Dans cette vue, le L. T. S. correspond à la Nouvelle Alliance, de la Première à la Seconde Venue de Jésus-Christ [13].

Nous devons maintenant nous demander quelle est la raison d'être de la reproduction de la même figuration par II, par I (en marchant ainsi de l'Est vers l'Ouest) ; ou, plus précisément, puisque déjà nous savons qu'il s'y agit d'une mesure d'un repère de phases historiques, quelle est, à ce dernier égard, la raison d'être de la répétition des nombres, et de leur correspondance, dans II et I.

p. 86

Or la raison possible d'une semblable disposition se présente effectivement à l'esprit si l'on fait attention que les phases historiques qui partagent ainsi par ses plus grands traits la vie de l'Humanité, ne se trouvent pas, en fait, mesurées par le nombre entier décimal « 1000 » ; elles le sont par les Millénaires correspondant aux périodes historiques quinquaséculaires de la Loi de Brück et de la Bible (Daniel).

Nous avons donc à voir si, en nous laissant guider par une pensée d'ordre, la suite des nombres que nous présente le schéma, ne nous conduirait pas dans ce sens à une vérification précise. Partons de l'Adam terrestre, c'est à dire des Entrées du Temple ou du Tabernacle. Le a = 60 du Temple nous indique, jusqu'à la fin des temps, le terme 6000 ans. La longueur correspondante a' = 30 du Tabernacle ne peut désigner 3000 ans qui, s'ajoutant à 6000 donneraient un nombre incompatible avec l'ordre de grandeur de l'objet cherché. a' = 30 se rapporte donc à l'unité décimale qui suit dans l'ordre décroissant, c'est à dire désigne 300 ans,

Partons maintenant de l'Adam céleste, pour jau-

p. 87ger semblablement les temps jusqu'à la fin. En suivant la même ordonnance et la même règle, b = 20 donnera

20 ans ;

et b′ = 10 donnera

1 an ;

et les quatre unités décimales successives ainsi lues, écriront le Millénaire

6321

qui est bien de l'ordre des millénaires historiques et bibliques que nous connaissions déjà (et dont les chiffres composants sont d'ailleurs en eux-mêmes, dans le point de vue prophétique, singulièrement significatifs de la Sainte Trinité).

Tenons compte maintenant de l'idée géométrique directrice de la construction du Temple et du Tabernacle, celle du Parallélipipède rectangle. La mesure précédente, opérée pour chacune de ses quatre arêtes, conduira, par ces quatre, au total

4 × 6321 = 25284.

Or ce nombre est éminemment remarquable. En essayant sa division par 7, on voit en effet cette division réussir deux fois de suite, et mettre ainsi en évidence par un trait de lumière magnifique p. 88 la période historique quinquaséculaire 516 (que déjà plus haut précisément la chronologie biblique du sujet nous faisait pressentir). On a en effet

25284 = 7 × 7 × 516 [14].

En présence d'un semblable résultat, il ne semble pas qu'il y ait lieu de douter que la disposition biblique du Temple et du Tabernacle ait, tout au moins pour un de ses objets, de nous affirmer et de nous confirmer la réalité et la validité de la période historique de Brück et de Daniel comme facteur primordial de la mesure des temps de la Révélation ; et d'autres traits vont encore nous affermir dans cette conviction, en nous faisant découvrir que, dès ces temps de l'Ancienne Alliance de Dieu avec Son Peuple Élu, la vue prophétique envisageait, non moins nettement que la Période historique des Peuples, les limites précises de la fin de l'Histoire, c'est à dire la détermination de la Seconde Venue du Fils de Dieu.

Revenons en effet à notre millénaire (trinitaire), d'abord enseigné,

6321,

p. 89 et qui vient de nous conduire à la connaissance de la période 516.

En le marquant lui-même du signe final suivant, indiquant qu'il jauge bien les six millénaires historiques, et qu'en même temps il concerne essentiellement la mission du Peuple Élu (les 12 Tribus), savoir du signe

516/12

emprunté à la période 516 que nous venons de découvrir, il conduit au nombre ou durée chronologique

6321 + 516/12 = 6321 + (Élohim)/2 = 6321 + 43 = 6364 ;

et cette durée totale n'est autre que celle qui, comprenant tous les temps de l'Histoire, s'étend de la Création de l'Homme, — 4184, à la Seconde Venue du Sauveur, + 2180 ; car on a bien

6364 = 4184 + 2180.

Enfin, un dernier trait non moins remarquable démontre que si le Temple et le Tabernacle envisagent ainsi avec précision la Seconde Venue, et sont donc déjà, par le nombre 2180, en connexion avec la Pyramide elle-même, ils le sont également avec elle, et d'une manière encore plus intime, par p. 90 la mesure précise qu'elle assigne à l'Établissement du Règne de Christ (Millenium).

Si, en effet, partant ici comme origine de la Fin des temps, représentée par le fond du Lieu Très Saint, on jauge tout le Passé en appliquant toujours la même règle que précédemment, c'est à dire ici en allant d'abord jusqu'à la Première Venue, puis jusqu'à l'origine de l'Humanité, on aura les nombres chronologiques suivants :

par b′ = 10 . . . . . 1000 b = 20 . . . . . 200 a′ = 30 . . . . . 30 a = 60 . . . . . 6,

lesquels font lire le millénaire 1236, c'est à dire

12 × 103,

103 n'est autre chose que la demi-largeur de la Chambre du Roi de la Pyramide ; c'est à dire le nombre régulateur bien connu qui, avec la 1re Phase 2180 de la Seconde Venue, détermine en 2180 + 103 = 2283, dans l'Axe de la Chambre du Roi, l'Établissement définitif du Millenium.

Nous nous limiterons dans cette Note à ces quelques grands traits. Ils sont suffisants pour nous confirmer une fois de plus, et surabondamment, qu'une Science historique et prophétique profonde est enfermée par l'Écriture dans les donp. 91nées numériques externes qu'elle attribue aux jalons visibles, faisant pour nous office de témoins, qui repèrent les grands événements de son Histoire ; et que si leurs éléments matériels, par l'injure du temps ou l'hostilité des hommes, peuvent être dispersés et disparaître, elle nous en a conservé le principe idéal et l'enseignement sous la forme constructive, éternellement indestructible, de la Vérité mathématique.

Annexe — Procédé simple et direct pour l'extraction de la racine carrée ou cubique

p. 92 Note sur un procédé simple et direct (c'est à dire sans tâtonnements) pour l'extraction de la Racine carrée ou cubique d'un Nombre.

Ayant encore à notre disposition quelques feuillets, nous les consacrerons à un objet qui, dans les manipulations de nombres, peut être très utile au lecteur.

Racine carrée. Soit N un nombre ; , un carré.

I. Pour < N, on a (1) √N = a + b, b étant à déterminer. On a, en posant (N − a²) / 2a = β, b < β [15].

II. Pour > N, on a (2) √N = a − b, b étant à déterminer. On a, en posant (a² − N) / 2a = β, b > β [16].

On a dès lors, pour les deux cas, le tableau suivant des opérations.

I. II. a² < N √N = a + b a² > N √N = a − b. On calcule β = (N − a²)/2a . On calcule β = (a² − N)/2a b < β, β est trop grand. b > β, β est trop petit. Ne pas forcer les unités. Forcer les unités. Ex. : Si on trouve β = 39,3.. Ex. : Si on trouve β = 39,3.. prendre b = 39. prendre b = 40. Si on trouve β = 0,046.. Si on trouve β = 0,046... prendre b = 0,04. prendre b = 0,05.

p. 93 On répète ensuite le calcul précédent en y prenant pour a la valeur qu'on vient d'obtenir

(a) = a + b.

Suivant que (a)² ⋛ N, on se trouve dans le cas I ou dans le cas II.

[Pour abréger le calcul de (a)² en utilisant des nombres déjà obtenus, on peut se servir de la formule

(a)² = a² + 2ab + b²].

On répète ensuite le calcul précédent en y prenant pour a la valeur qu'on vient d'obtenir

(a) = a — b.

Suivant que (a)² ⋛ N, on se trouve dans le cas I ou dans le cas II.

[Pour abréger le calcul de (a)² en utilisant des nombres déjà obtenus, on peut se servir de la formule

(a)² = a² — 2ab + b²].

Règle relative au degré d'approximation d'une racine. Pour obtenir √N′ à moins de 1/n près, on forme le nombre N = N′ × n² ; on calcule √N à l'unité près, et on a

√N′ = √N / n.

Observation concernant le choix de la première valeur de a. Un nombre donné étant partagé, de la droite vers la gauche, à partir des unités simples, en tranches de deux chiffres, soit α le nombre dont le carré α² est le plus rapproché (en plus ou en moins) du nombre constitué par la dernière tranche à gauche. a sera obtenu en faisant suivre α d'autant de zéros qu'il reste de tranches vers la droite.

Application. Calculer √5 à moins de 1/1000.

On a N′ = 5, n = 1 000, N = 5 000 000, a = 2 000.

a . . 2 000 a² . . 4 000 000 N . . 5 000 000 N — a² . . 1 000 000 | 4 000 . . 2a β . . 250 b . . 250 a . . 2 000 a + b . . 2 250 . . (a)

p. 94

a . . 2 250 a′² . . 4 000 000 (a′, b′ désignent les a, b, du 2a′b′ . . 1 000 000 compartiment précédent) b′² . . 62 500 ───────────── [ou par la multiplication 5 062 500 . . a² directe (a′)×(a′) = 2250²] a² . . 5 062 500 N . . 5 000 000 ───────────── a² — N . . 62 500 │ 4 500 . . 2a β . . 13,8. . b . . 14 a . . 2 250 ───────── a — b . . 2 236 . . (a) ───────────────────────────────────────────────────────────── a . . 2 236 a′² . . 5 062 500 — 2a′b′ . . 63 000 ───────────── 4 999 500 b′² . . 196 ───────────── 4 999 696 . . a² [ou par la multiplication directe (a′) × (a′) = 2236²] a² . . 4 999 696 N . . 5 000 000 ───────────── N — a² . . 304 │ 4 472 . . 2a β . . 0,06. . b . . 0,06 a . . 2 236 ─────────── a + b . . 2 236,06 = √ 5 000 000 √5 = 2,236 par défaut 2,237 par excès.

Racine cubique. Soit N un nombre ; a³, un cube.

I. Pour a³ < N, on a (1) ∛N = a + b, b étant à déterminer.

On a, en posant (N — a³)/(3a²) = β, b < β [17].

II. Pour a³ > N, on a (2) ∛N = a — b, b étant à déterminer.

On a, en posant (a³ — N)/(3a²) = β, b > β [18].

p. 95 On a dès lors, pour les deux cas, le tableau suivant des opérations.

I. II. a³ < N ∛N = a + b a³ > N ∛N = a − b On calcule β = (N − a³)/(3a²). On calcule β = (a³ − N)/(3a²). b < β, β est trop grand. b > β, β est trop petit.

(Pour le forçage ou non des unités, même règle que ci-dessus au Tableau de la Racine carrée.)

On répète ensuite le calcul On répète ensuite le calcul précédent en y prenant pour a précédent en y prenant pour a la valeur qu'on vient d'obtenir la valeur qu'on vient d'obtenir (a) = a + b. (a) = a − b. Suivant que (a)³ ⋛ N, on se Suivant que (a)³ ⋛ N, on se trouve dans le cas I ou dans trouve dans le cas I ou dans le cas II. le cas II. [Pour abréger le calcul de [Pour abréger le calcul de (a)³ en utilisant des nombres (a)³ en utilisant des nombres déjà obtenus, on peut se servir déjà obtenus, on peut se servir de la formule de la formule (a)³ = a³ + 3a²b + 3ab² + b³]. (a)³ = a³ − 3a²b + 3ab² − b³].

Règle relative au degré d'approximation d'une racine. Pour obtenir ∛N′ à moins de 1/n près, on forme le nombre N = N′ × n³ ; on calcule ∛N à l'unité près, et on a

∛N ∛N′ = ――― n .

Observation concernant le choix de la première valeur de a. Un nombre donné étant partagé, de la droite vers la gauche, à partir des unités simples, en tranches de trois chiffres, soit α le nombre dont le cube α³ est le plus rapproché (en plus ou en moins) du nombre constitué par la dernière tranche à gauche. a sera obtenu en faisant suivre α d'autant de zéros qu'il reste de tranches vers la droite.

p. 96Application. Calculer ∛7 à moins de 1/1000.

On a N′ = 7, n = 1 000, N = 7 000 000 000, a = 2 000.

a . . 2 000 a² . . 4 000 000 a³ . . 8 000 000 000 N . . 7 000 000 000 a³ — N . . 1 000 000 000 | 12 000 000 . . 3a² β . . 83,3... b . . 84 a . . 2 000 a — b . . 1 916 (a)
a 1 916 a′² 4 000 000 a′³ 8 000 000 000 (a′, b′ désignent a² 3 671 056 — 2a′b′ 336 000 — 3a′²b′ 1 008 000 000 les a, b, du compar- ――――――― ――――――――――― timent précédent.) 3 664 000 6 992 000 000 b′² 7 056 3a′b′² 42 336 000 ――――――― ――――――――――― 3 671 056 7 034 336 000 — b′³ 592 704 ――――――――――― 7 033 743 296 a³ [ou par la multi- plication directe 1916², 1916³]
a³ 7 033 743 296 N 7 000 000 000 a³ — N . . 33 743 296 | 11 013 168 . . 3a² β . . 3,06.. b . . 4 a . . 1 916 a — b . . 1 912
a 1 912 a′² 3 671 056 a′³ 7 033 743 296 a² 3 655 744 — 2a′b′ 15 328 — 3a′²b′ 44 052 672 ――――――― ――――――――――― 3 655 728 6 989 690 624 b′² 16 3a′b′² 91 968 ――――――― ――――――――――― 3 655 744 6 989 782 592 — b′³ 64 ――――――――――― 6 989 782 528 a³ [ou par la multi- plication directe 1912², 1912³]

p. 97

a³ . . 6 989 782 528 N . . 7 000 000 000 N — a³ . . 10 217 472 | 10 967 232 β . . 0,9.. b . . 0,9 a . . 1 912 a + b . . 1 912,9 = ³√7 000 000 000 ³√7 = 1,912 par défaut 1,913 par excès

La méthode qui vient d'être exposée, indépendamment de l'intérêt qu'elle offre par son caractère direct, c'est à dire — en opposition avec le procédé classique — en ce qu'elle fait connaître une règle définie unique, applicable dans tous les cas, et dégagée, au cours de sa mise en œuvre, de tout essai ou tâtonnement, nous paraît présenter en outre pour les élèves deux avantages notables, savoir :

1º (ceci de nouveau en opposition avec le procédé classique) par sa simplicité elle n'exige pour ainsi dire de l'élève aucun effort mnémotechnique ;

2º en éclairant constamment la route dans la suite des calculs, elle rend presque impossible les erreurs qui proviennent si aisément de la confusion des ordres de décimales.

Le lecteur reconnaîtra d'ailleurs en faisant par lui-même quelques applications, que le calcul matériel n'est nullement pénible, ce qui provient de ce que tous les éléments progressifs sont ordonnés, et s'offrent à mesure, déjà calculés. C'est ce que montre, dans les exemples traités, l'usage que nous avons fait couramment du développement des binomes. Mais d'ailleurs, pour l'enseignement élémentaire, il suffit de faire former directement par multiplication : pour la racine carrée la puissance de a ; pour la racine cubique, les puissances et ; ce qui réduit alors et la méthode et son enseignement à leur plus grand degré de simplicité.

On a alors, par exemple pour ³√5, le simple schéma pratique suivant, très facile à enseigner :

p. 98

a 2 000 a² 4 000 000 N 5 000 000 N − a² 1 000 000 | 4 000 250 2 000 ───── a 2 250 a² 5 062 500 N 5 000 000 a² − N 62 500 | 4 500 13,8 14 2 250 ───── a 2 236 a² 4 999 696 N 5 000 000 N − a² 304 | 4 472 0,06 2 236 ───── √N = a 2 236,06

√5 = 2,236.

Table des matières

Pages. Avant-propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 Le Temple d'Ézéchiel . . . . . . . . . . . . . . 15-80 Partage du pays entre les 12 Tribus . . . . . . . 15 Figure 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 Les périodes 516, 520, 528 ; 515,165 ; et la Pyramide . . . 23 Schema . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 Conception générale du Monument. Les 3 « Voyages » d'Ézéchiel 31 Le Mémoire de M. H. Sulley . . . . . . . . . . . 38 Concordance entre les mesures du Temple, la Mathématique de l'Histoire et la Bible . . . . . . . . . . 39 Figure 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 Les Nombres régulateurs de la Vie de Christ. L'Exode. La Seconde Venue . . . . . . . . . . . . . . . 46 Le Temple, représentation de l'Histoire de l'Humanité. La Création de l'Homme. Le Déluge . . . . . . . . 48 Les Cercles du Temple, mesures des périodes historiques et prophétiques quinquaséculaires . . . . . . . . 54 Figure 3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 Figure 4 . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67 Construction géométrique des périodes, faite, au moyen de la Règle et du Compas, sur les plans d'Ézéchiel . . . 73 Figure 5 . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75 Figure 6 . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77 Note sur le Tabernacle et le Temple de Salomon . . . 81-91 Schema . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84 ANNEXE. Note sur un procédé simple et direct d'extrac- tion de la Racine carrée ou cubique d'un Nombre 92-98

— Fin —

Notes de l'auteur

  1. Mentionnons, concernant la genèse des idées, que le présent opuscule est la reproduction, quasi identique dans sa substance et son exposé, d'une partie du manuscrit de 1907 déjà cité dans notre ouvrage La Bible : Un Miracle (au sujet notamment de la prévision de la Guerre de 1914). Elle y occupe les pp. 609-649, avec des dates de sa rédaction progressive, notées en marge : 11-5-07 ; 20-5-07 ; 21-5-07 ; 22-5-07 ; 23-5-07 ; 24-5-07 ; 26-5-07 ; 27-5-07.
  2. Ç'aura été une caractéristique de notre époque d'avoir, et pour la première fois depuis tous les siècles, tenté de faire mettre en doute le caractère absolu des données de la Physique, de la Mécanique, de la Géométrie, — et même des Mathématiques. Tentative impuissante d'ailleurs, attendu que ceux qui y procèdent se servent implicitement eux-mêmes dans leurs raisonnements, mais sans le savoir, des éléments absolus qu'ils prétendent anéantir. La notion de l'Absolu dans les sciences est, au fond, tellement inséparable de la notion absolue du Dieu Créateur, que la véritable raison de l'apparition actuelle de cette tendance destructrice dans les milieux dits « scientifiques » n'est autre chose que la tendance athéistique de ces milieux. Ils sentent d'instinct que les conduirait, et les contraindrait, une voie opposée, celle du sens commun normal ; et c'est de ce résultat qu'a priori, ils ne veulent pas.
  3. Ce fait écarte la supposition faite par M. Sulley dans son Ouvrage, dont nous parlerons encore plus loin, que le Temple est en contact avec la séparation des deux parts du Carré, de 10.000 cannes en latitude chacune (The Temple of Ezekiel's Prophecy, by H. Sulley ; 2d Edit. 1892 ; Pl. XII, p. 54), en se basant sur le passage Ézéchiel 45. 5 qui attribue aux Lévites 20 chambres (dans le Temple). Mais la conséquence n'est pas nécessaire, et la supposition est démontrée non fondée par le fait qu'alors la partie N.-W. du Carré serait en pleine mer. C'est la connaissance de la valeur de la coudée sacrée qui éclaire donc ici tout le sujet.
  4. Cette circonstance, en dehors de la signification des 5 périodes de 528 ans dont il va être question plus loin au sujet de cette frontière méridionale, donne une interprétation particulière des 5 Villes qui, au pays d'Égypte, parleront le langage de Canaan, de Es. 19. 18.
  5. Latitude déterminée par P. S., Life and Work, T. II, pp. 180-183.
  6. Les observations de P. S. donnent 29° 59' 0" − 0° 0' 9". Celles de l'Expédition d'Égypte (Astronome Nouet) 29° 59' 0" + 0° 0' 6". (Moyenne : 29° 59'.) La latitude relevée sur la carte donne (Math. p. 52, 1re édit.) 29° 59' 0" − 0° 0' 15". Il est possible qu'il existe un terme systématique du 3me ordre portant sur la " d'arc ; pour notre objet actuel, il est établi, par toutes les déterminations, que le terme du 2d ordre, ou la ' d'arc, donne bien 29° 59'.
  7. Une remarque qui sans doute n'est pas sans portée quant à l'enseignement spirituel de l'ordonnance des trois Voyages d'Ézéchiel, c'est que tandis que, dans le premier, le retour ramène à l'extérieur du monument, dans le second il semble borner son terme au Parvis extérieur ; et dans le troisième enfin, dont le but était le Sanctuaire et l'Autel, il n'est plus fait mention d'aucun retour du Prophète.
  8. On peut en donner un exemple au lecteur ; ainsi on a traduit par « tabernacle » (41. 1) un terme qui éveille en réalité l'idée d'une rangée circulaire. Les traductions disent d'après cela que dans le Temple, le « Tabernacle » avait six coudées de largeur !
  9. [Note s'étendant des pages 51 à 53.] Le lecteur au courant de la chronologie biblique aura sans nul doute observé ici un nouvel exemple de l'emploi des 2 unités systématiques en usage à travers toute cette chronologie et qui y apparaît comme un signe évident de Christ (la 2de personne de la Sainte Trinité). Nous nous maintenons, dans le texte, dans le cadre concret de l'investigation géométrique ; mais il convient de faire remarquer qu'en approfondissant l'examen on peut apercevoir une raison à l'existence propre du nombre 4186 lui-même que nous venions de mesurer dans Ézéchiel. Au point de vue spirituel et prophétique ce nombre est en effet très remarquable ; car on a 4186 = 7 × 26 × 2300/100 = 7 (Jéhovah) × 2300/100 où les 2300 de Daniel, indicateurs de la Seconde Venue, signalent que la direction spirituelle est ici, en partant d'Adam, non seulement la Première, mais aussi la Seconde Venue de Christ ; et cela se confirme d'une autre manière encore, en observant que, la Seconde Venue étant + 2180 et la Première + 30, le bloc qu'elles comprennent étant donc + 2180 − 30 = 2150 (nombre repéré sur l'échelle chronologique des chapitres, dans la Bible Signifiée, par le dernier chapitre de l'Ancien Testament), si l'on fait reposer ce bloc sur l'Ère chrétienne (Naissance de Christ) et qu'on remonte dans le passé, à partir de son sommet + 2150, des 12 périodes prophétiques de 528 ans qui constituent les Six millénaires de toute la vie de l'Humanité, on trouve précisément (2150 − 30) − 12 × 528 = 2150 − 12 × 528 = − 4186. Enfin, concernant le repère + 2 de la vie de Christ, repère au sujet duquel (retour de Jésus en Palestine, Massacre des Innocents) le Seigneur dit : « J'ai rappelé mon Fils hors d'Égypte », il n'est pas moins remarquable, ce qui donnerait un sens intentionnel à ce repère lui-même, que l'on ait aussi bien la relation 5 × 430 − 12 × 528 = − 4186, où 430 est la durée du séjour et de la servitude du Peuple Élu en Égypte.
  10. On a une vérification et une nouvelle indication remarquable de cette représentation des hauteurs h par les rayons r, en ce que le rayon ρ' du cercle extérieur extrême du Temple reproduit exactement par son entier 206 en cannes (on a trouvé plus haut ρ' = 206,666.666…) le nombre des assises de la hauteur totale h de la Pyramide au-dessus du Pavement.
  11. C'est à dire que nous avions été conduit (de la manière qu'on a vue d'abord) au terme 37 avant de découvrir (et bien après) que ce terme était matériellement mesuré et repéré par l'espace 6 d'Ézéchiel.
  12. Le Tabernacle est à gauche, le Temple à droite, pour le lecteur qui regarde la carte géographique et suit l'ordre des longitudes (Désert du Sinaï à l'Ouest de la Palestine).
  13. On peut joindre à l'idée de cette figuration des temps par nombres décimaux, la remarque que, le Temple ayant à l'Est un Portique extérieur d'Entrée de 10 coudées, le total des longueurs de tout le système (I, II) est 10 + 60 + 30 = 100, ce qui se présente comme un signe de liaison et d'unité, indiquant que le système forme bien un tout intentionnel.
  14. On observera que ce nombre est égal à 6 fois la distance entre les Deux Adams, repérée bien antérieurement à ceci par la formule du Général Galet, savoir : 4184 + 30 = 7 × 7 × 86 (86 = 516/6).
  15. En effet, on a : b = (N−a²)/(2a+b) < (N−a²)/2a.
  16. On a ici : b = (a²−N)/(2a−b) > (a²−N)/2a.
  17. En effet, on a : b = (N−a³)/(3a²+3ab+b²) < (N−a³)/3a².
  18. On a ici : b = (a³−N)/(3a²−3ab+b²) = (a³−N)/(3a²−(3ab−b²)) ; mais 3ab − b² > 0 ; donc b > (a³−N)/3a².